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 Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx

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MessageSujet: Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx   Mar 28 Juil - 17:57

T'es sortie, ce soir. T'es pas une Émeraude, la fête c'est pas ta passion. Mais c'est bien pour oublier. T'en as marre de penser à elle souvent, si souvent, t'en as marre d'empoisonner toujours un peu plus tes éclats de cœur. Alors l'oublier, juste un peu, peut-être pas pour très longtemps, t'en as besoin. T'es partie faire la fête chez les moldus, en boîte de nuit. OK, t'as un peu triché sur ton âge pour pouvoir rentrer. Mais bon, tu sais très bien que t'es pas la seule. Une des trois meufs qui sont venues avec toi a fait pareil, les deux autres sont majeures. Et puis franchement, who cares ? Si tu te fais griller, t'as conscience d'avoir assez de fric pour soudoyer quelqu'un, ou à la limite payer une amende. L'argent de tes parents t'as toujours servi à te distraire, avant c'était par des jouets, maintenant pour des boîtes de nuit, c'est tout. Quatre jolis sourires au mec de l'entrée, deux vraies cartes et deux fausses, et vous êtes à l'intérieur. Une fois dedans, il te faut pas bien longtemps pour aller au bar et descendre quelques verres. T'aimes pas franchement l'alcool, mais t'aimes bien la sensation d'ivresse qu'il procure. T'aimes pas être bourrée non, tu veux te rappeler de tout et pas te payer une gueule de bois. Mais juste avoir assez d'alcool dans le sang pour te sentir bien, ça c'est parfait. Et tu danses, tu danses. T'as toujours aimé danser, et t'aimes bien l'ambiance des boîtes. Tu peux être lascive, tu peux danser en te collant aux autres. Aux filles, surtout, les mecs tu t'en fous. T'en embrasses plusieurs, tu passes d'une à la suivante comme un papillon d'une fleur à celle d'après, plus colorées, plus attractive. Tu réfléchis pas, pourquoi faire ? Ça te pose pas de problème d'embrasser n'importe qui, au gré de tes désirs, et visiblement ça les gêne pas non plus. Tu les embrasses en en cherchant une qui t'embrasseras comme t'aimes être embrassée. Comme elle en fait, même si dans l'état actuel des choses, t'en as pas conscience. La musique est forte, peut-être trop diront certains. Tu t'en fous. Tu danses, t'embrasses, et si t'as l'impression que les pulsations de la musique font vibrer tout ton corps, que les lumières t'éblouissent jusqu'à réinitialiser ton cerveau, tant mieux. C'est ce que tu cherchais, de toute façon. Tu finis par en trouver une qui embrasse bien. T'as les yeux fermés, parce que tu te fous de voir à quoi elle ressemble, t'as tes bras noués autour d'elle, et tu te laisses envahir par la sensation brûlante et si douce. Le mordillement, la pression de ses lèvres, le contact de son corps contre le tien, la façon dont tu la tiens. Comme elle, comme elle. Exactement comme elle. C'est peut-être ça qui te fais réagir. La façon unique d'embrasser. La sensation unique du baiser. Tu la lâches, tu recules un peu, t'ouvres les yeux. Ses cheveux sont pas roses avec les lumières bleues et vertes de la boîte. Ils sont pas roses, mais ça change rien, tu pourrais l'identifier avec n'importe quelle couleur. C'est la barbie-girl. C'est Jinx.

"И дерьмо" *

T'as lâché ça d'un air blasé. Les lumières, la musique, l'alcool, t'aurais bien de la peine à parler autre chose que russe. Tu sais qu'elle comprend pas, de toute façon t'es même pas sûre qu'elle a entendu. Et puis au pire, tu te contrefous qu'elle comprenne ou pas. Tu la regardes juste. Et on fait quoi, maintenant?


*Et merde. (jparles pas russe c'est du reverso, c'est sans doute pas tout à fait exact)
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MessageSujet: Re: Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx   Mer 29 Juil - 0:13

Oh baby baby it's a wild world
la musique fait vibrer ton corps de part en part. tu as triché évidemment, pour rentrer. un simple coup de baguette sur ta carte d'identité, et hop ! te voilà vieillie de deux ans. tu ne sais même plus vraiment avec qui t'es venue. tu sais que c'est des gens de ta maison que tu connais vaguement. y a peut-être tyler dans le lot. au final, tu t'en fous un peu, c'était juste histoire que tout le monde puisse rentrer sans souci. plus de la moitié se sont vieillis, mais c'est une simple boîte moldue, c'est pas le tournois des trois sorciers non plus. tu n'as pas beaucoup bu, juste un verre ou deux de rhum. tu balances ta tête doucement, au rythme transcendant de la musique. tu te sens bien là, à danser. tu cherches juste à t'amuser. tu vois une fille se ramasser au milieu de la foule. elle a peut-être un peu trop bu. tu rigoles, et elle aussi, avant de l'aider à se relever. elle te sourit et t'embrasses brièvement avant de retourner avec celui qui est probablement son petit-ami. aucun doute, elle est complètement déchirée. toi tu retournes flirter avec les projecteurs et le paradis. tes mouvements sont fluides et spontanés. tu te laisses porter tranquillement. quand soudain, tu la reconnais. tu ne sais pas vraiment comment tu fais, avec toutes ces lumières stroboscopiques, mais tu vois ce papillon, là bas, qui butine entre les lèvres d'un groupe constitué majoritairement de filles. c'est d'ailleurs peut-être pas la bonne, et c'est certainement pas elle, mais qu'importe.
le manque est là. présent, au creux de ta poitrine, au quotidien. ce trou , profond d'au moins une vingtaine de kilomètres, qui te fait mal. cet élastique qui se tend entre vous deux chaque fois que vous vous croisez. cette envie irrépressible de l'embrasser, mais que tu refoules, que tu renvoies toujours plus loin. alors, sans cesser de danser, tu te rapproches. la fille passes ses bras autour de toi, et tu passes les tiens autour de ses hanches. et vos lèvres se rencontrent.
framboise, acidulée, délicate, saveur jamais oubliée, souvenir maintenant si réel. le gloss à lèvres colle un peu, chaque fois que vos lèvres se séparent pour se rejoindre de nouveau. t'as toujours aimé ça, c'était comme si même son maquillage voulait pas que vous vous sépariez. c'est elle, maintenant, t'en es absolument sûre. il n'y a qu'elle qui embrasse comme ça. au rythme de la musique, tes mains se baladent dans son dos, et se perdent même parfois un peu plus bas. tu sais que c'est mal mais tu ne peux pas t'en empêcher. t'es consciente que si elle te reconnaît la bulle sera brisée et la réalité vous happera de nouveau. alors tu laisses ta langue courir sur les lèvres carmin, puis tes dents venir jouer avec la lèvre supérieure. tu sais que la plupart des gens s'attaquent à l'inférieure, mais depuis que vous avez commencé, c'est ainsi. dans son dos, tu dessines des arabesques, parfois ressemblant à des coeurs. tu veux montrer à toutes ces filles que malgré les conneries que tu as pu faire, tu refuses de la laisser t'échapper. t'as mal au coeur à l'idée qu'elle puisse gaire ce que vous faisiez avec une autre que toi. toi, en tout cas, si on exclut l'origine de l'Explosion, tu n'as plus jamais ressenti ce plaisir infini.

et soudainement elle ouvre les yeux. et c'est là que tu comprends que tout est fini. mais tu avais besoin de tout cela. tu avais besoin de ressentir ça à nouveau, comme une droguée a besoin de sa came quotidiennement. tu refusais d'oublier, un peu masochiste sur les bords. elle te lâche et tu sens un frisson t'envahir. t'avais oublié comment c'êait d'être dans ses bras, mais surtout de ne plus y être. sauf que cette fois, tu avais l'impression que le froid qui tenvahissait provenait tout droit de ton coeur. tu vois ses lèvres bouger mais tu ne l'entends pas avec la musique. c'est certainement du russe. son visage n'exprime rien, elle semble juste attendre, là, comme ça. et toi, soudainement, tu ne sais plus quoi faire. le stress te gobe toute crue. ton hyperactivité refait surface et tes doigts pianotent nerveusement contre ta cuisse, comme pour la chasser. tu te mords la joue pour te retenir de revenir l'embrasser. tu avais oublié à quel point tu pouvais rester indéfiniment sur sa si douce bouche couleur cerise et goût framboise. tu l'attrapes par la main, entrelaçant vos doigts sans y prêter gare, et tu l'entraînes hors de la boîte de nuit. vous devez vous expliquer et vous ne pourrez jamais le faire avec cette musique. dehors elle est comme assourdie, ce qui donne un effet assez amusant. mais pour une fois tu ne ris pas. tu as peur. peur de la perdre à jamais, alors tu t'adosses contre un mur et tu poses tes deux paumes bien à plat contre le crépi. tu ne sais pas quoi dire et tu gardes le silence, tes yeux ne pouvant s'empêcher de regarder partout et nul part à la fois.
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MessageSujet: Re: Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx   Mer 29 Juil - 21:31

Tu vois pas. Tu vois pas la tension dans son regard. Tu vois pas ses doigts qui s'agitent. Tu sais qu'elle est hyperactive. Tu le sais, mais tu ne fais pas attention. T'es comme embrumée. Tu bouges pas, tu la regardes juste, en la voyant à peine. T'as peut-être bu un peu plus que ce que tu pensais finalement. Et la musique, la musique qui te plaisait il y a un instant à peine, maintenant elle t'assomme. T'arrive pas à penser, t'aimes pas cette impression. Elle te prend la main, elle entrelace vos doigts. Un bref instant, ça te rappelle avant. Quand vous pouviez vous tenir par la main et vous sourire. Quand rien n'avait été brisé, quand tu croyais encore à tout. À vous. Mais ce temps là il est fini. Tu la laisses te tirer derrière elle, et vous êtes dehors. La fraîcheur soudaine de l'air ambiant, la musique qui s'éteint, la rue sombre, ça te rend un peu plus lucide. Encore une fois tu ne vois pas la crainte dans ses yeux, tu ne fais pas attention aux mains qu'elle pose contre le mur, visiblement pour les empêcher de s'agiter. Elle ne te regarde pas. Toi par contre, tu la regardes, intensément. T'avais presque oublié à quel point elle est belle. Tu la regardes plus à Shafiq, il te reste que tes souvenirs pour sa beauté, mais là, tu l'as en face, son visage, son corps, qui te sautent aux yeux, qui ravivent les instants passés, passés ensemble. Quelques secondes, juste quelques secondes. Quelque secondes pour la graver encore un peu. T'as bien conscience que tu devrais pas, que ça servira à rien à part te faire encore un peu plus mal. Que sitôt que vous allez parler, vous allez recommencer à tout détruire. T'es pas sûre qu'il reste assez de ton cœur pour le casser un peu plus, remarque. Tu croises tes bras sur ta poitrine. Tu la regardes. Pourquoi elle t'a amené là ? Elle a pas compris que ça fini mal quand vous parlez ? Elle t'a laissée tomber, non ? Tu la regardes. Elle espère quoi, que tu vas tout oublier parce qu'elle t'a embrassée ? Embrassée sans doute comme elle l'a embrassé, lui ? Tu sens une légère nausée te prendre. T'étais mieux à l'intérieur. Elle parle pas. Pourquoi elle parle pas ? Elle parle toujours d'habitude. Et toi, toi, tu sais pas quoi dire. Peut-être qu'au fond, il y a rien à dire. Vous vous êtes embrassées. Peut-être le hasard et vos cœurs qui s'aimantent même sans que vous vous voyiez, peut-être qu'elle t'avait vue et que c'était juste comme ça. Non. Non. Tu ne veux pas croire qu'elle ai fait exprès de t'embrasser. Parce que ça voudrait dire qu'elle se fout de te faire mal. Parce que t'as mal, finalement. Tu peux faire semblant sur ton visage, tu peux pas dans ton cœur. T'as mal d'avoir aimé qu'elle t'embrasse, t'as mal de regretter ce temps là, le temps des baisers et des caresses. T'as mal d'aimer, et t'as mal de comprendre que ce que vantaient les contes de fées de ton enfance étaient des mensonges. T'es plus une enfant, ça t'as jamais semblé aussi cruel de le savoir qu'en cet instant. Tu l'aimes à en crever, tu la hais à en crever. Tu pensais même pas que c'était possible d'éprouver ces deux trucs là en même temps, avant. Et puisque tu as mal, tu fais ce que tu sais le mieux faire, peut-être le seul truc que tu sais faire, tu finis par te dire. T'attaques. Comme l'animal blessé qui mord ce qui s'approche. Tu gardes les bras croisés. T'approches pas, tu voudrais lui dire. Laisse moi toute seule, laisse ce que t'as cassé, cherche pas plus loin. Don't say anything, just go away. Mais ça, ça voudrait dire que t'as mal, que t'es atteinte. Et tu veux pas qu'elle le sache. Tu te composes une moue ironique. Tu sais à quel point tu peux avoir l'air insupportable quand tu fais ça. C'est ton but. Qu'elle s'énerve, et qu'elle s'en aille. T’espère juste que tu seras pas trop cassée après. Mais t'en doute.

"T'es pas avec … Как его зовут, уже ?* Jay ? Ouais, voilà. Tu l'as lâché pour moi ? Pour une fois c'est pas l'inverse, j'devrais sans doute être flattée."

Tu sais que t'es mauvaise, que t'es garce. Elle t'a encore rien fait, mais ton ton est déjà glacé. Et tu sais que c'est inutile de faire ça, parce qu'elle s'en ira pas sans rien dire. C'est pas son genre. Mais tu peux pas ne rien faire alors que t'as mal. T'es pas altruiste, t'es pas gentille. Tu veux pas être la seule à souffrir alors que c'est à cause d'elle que tu te sens si déchirée.



*C'est quoi son nom déjà ?
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MessageSujet: Re: Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx   Mer 29 Juil - 23:11

Oh baby baby it's a wild world
tu sens son regard sur toi, partout sur toi, et tu ne peux t'empêcher de te souvenir. de te souvenir de l'intensité de ses regards brûlants  de désir dont tu avais l'impression de sentir le tracé sur toi, te menant presque à la combustion spontanée. mais ce n'est pas du désir que tu ressens. non. son regard est lourd, appuyant et compressant ta cage thoracique, faisant ta respiration plus difficile. tu appuies un peu plus tes mains contre le crépi et les aspérités du mur et de la peinture s'enfoncent dans tes paumes. tu accueilles la douleur avec reconnaissance. ça te permet de te focaliser sur autre chose que ce regard. ça prend le pas sur ta détresse mentale, ça te permet de ne plus penser qu'à ça et ainsi ne pas paraître aussi faible que tu ne l'es réellement. c'est idiot et mal placé mais c'est ainsi. tu la vois bouger, et malgré toi, tes yeux sont aimantés vers elle. et comme chaque fois, sa beauté te frappe, te transperce de part en part parce que tu sais qu'elle ne sera jamais tienne. parce que tu sais que tu n'as plus le droit de ressentir autant. tu es rongée par le remords et la culpabilité mais elle ne semble pas en avoir conscienece, avec sa moue détestable qui ne parvient même pas à enlaidir son beau visage de garce. "T'es pas avec … Как его зовут, уже ?* Jay ? Ouais, voilà. Tu l'as lâché pour moi ? Pour une fois c'est pas l'inverse, j'devrais sans doute être flattée." tu te mords la lèvre pour ne pas craquer. parce que si tu écoutais tes pulsions, tu serais en train de l'embrasser, les larmes aux yeux, et de t'excuser. mais tu refuses d'être pathétique à ce point. tu refuses de jouer la fille mièvre, l'héroîbe de comédie romantique à deux balles parce que ce n'est pas ce que tu es. comme le dit si bien tyler, tu n'es une barbie qu'à l'extérieur. tu plantes ton regard dans le sien. tu regrettes déjà tes mots mais quelque part ils sont vrais. c'est bien ce que tu penses, ce qu'une partie de toi pense. le ton cassant en moins. et toi, elles étaient pas assez performantes les filles que t'as galoché toute la soirée ? tu sais que tu n'as aucun droit de répondre ça. mais, stupide jalousie. tu aimerais pouvoir être la seule à avoir le droit de poser ses mains partout sur elle, de marier ta langue avec la sienne, de connaître la couleur de ses soutien-gorge. bleu turquoise, rouge cerise (très sexy avec la culotte noire, très harley quinn). tu te détaches du mur. ton regard est dur, pour la dissuader de regarder derrière et de voir à quel point tu as mal de ne pas pouvoir l'aimer comme tu l'aimes. tes mains qui ne sont désormais plus contre la surface peinte tremblent. dans tous les sens. tu serres les poings mais tu n'y peux rien. c'est ça ou les larmes et la panique, et le noir, et le froid, et la solitude absolue. tu la jauges du regard, tu parcours son corps avec une moue. en plus de ça, t'as vu comment t'es sapée ? entre tes fringues et ton comportement d'allumeuse ça m'étonnerait pas que tu te fasses violer.
une image mentale t'assaillit et tu regrettes tes paroles sur le champ. parce qye ce n'est absolument pas ce que tu lui souhaites, parce que tu l'aimes et ne veut pas qu'elle soit brisée. ce n'est pas une allumeuse. c'est ta belle sugar. à tes yeux elle ne peut pas être vulgaire. tu aimes tout chez elle. les quelques atouts dévoilés te feraient saliver, si il n'y avait pas cette guerre, cette haine entre vous. de la haine... tu prends soudainement conscience qu'elle doit te détester. qu'elle ne t'aimera plus jamais. normalement, si tu avais été comme beaucoup de gens, en comprenant ça, tu aurais abandonné la partie. mais non. même avec la vérité sous les yeux tu te battrais avec pljs de rage encore.
tu te souviens si bien de ces moments où l'attente était insoutenable, où pendant les cours vous ne cessiez de vouséchanger des regards pleins de promesses, des sourires, des mains passées sur les marques violettes, un peu cachées par les cols de vos chemises, ces petits mordillements de la lèvre, et ces allers-retours incessant entre l'horloge et l'autre. et parfois ces moments étaient si intenables, et la tension entre vous deux si grande qu'une simple salle de classe vide et un rapide collaporta pouvaient faire l'affaire. découvrir et redécouvrir le corps de l'autres, le couvrantde regards ardents, de baisers, de caresses. à l'évocation de ces souvenirs, un gfrisson te traverse l'échine. tu te souviens de tout. et tu prends conscience d'à quel point ça te manque.
alors tu guettes la moindre fêlure, le moindre signe qu'elle ait réellement eu mal et qu'elle en montre un peu pour t'excuser. tu cherches tout cela, mais sans grande conviction, sans grand espoir. parce que tu la connais et tu sais qu'elle ne t'en montrera rien. mais tu ne peux pas soutenir son regard inquisiteur très longtemps, et il vient se fixer sue un point invisible à mi-chemin entre vous. t'es légèrement courbée, en position de défense, prête à voir les restants de ton coeur piétinés, écrasés sous des pneus de bagnole, explosés, atomisés.
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MessageSujet: Re: Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx   Jeu 30 Juil - 23:53

Elle se mord la lèvre. Lèvre que tu t'efforces de ne pas regarder. Un vrai appel aux baisers, ses lèvres. Tu résistais pas avant, quand t'en avais envie, tu le faisais. En cours, quand vous étiez à côté et que le prof regardait ailleurs, par exemple. Un baiser rapide, un sourire complice et un clin d’œil, pour faire passer le temps. Mais c'est plus le temps pour ça. T'as voulu plus avec elle, c'était pas son cas, maintenant c'est trop tard. Elle te regarde, enfin. T'as presque l'impression qu'elle avait peur de te regarder. Pourquoi ? Elle a jamais peur de rien, c'est Jinx. Elle te parle, à son tour. Tu t'attends à une répartie mauvaise, aussi mauvaise que la tienne juste avant. Ton cassant, regard dur. Finalement, elle joue le même jeu que toi.

"Et toi, elles étaient pas assez performantes les filles que t'as galoché toute la soirée ?"

Ta mâchoire se serre, la colère flamboie dans tes yeux. De quel droit ? De quel putain de droit ose-t-elle te faire des putains réflexions sur les filles que t'embrasses ? T'es pas à elle, tu lui appartiens pas, et c'est à cause d'elle. De quel droit est-ce qu'elle se permet de te critiquer parce que t'en as embrassées plusieurs, alors qu'elle-même ne s'est pas gênée pour coucher avec un mec quand tu pensais encore qu'il y avait quelque chose entre vous ? Elle a pas le droit de te faire ça. Elle a pas le droit de faire une simili-crise de jalousie alors que putain, c'est de sa faute à elle si c'est comme ça maintenant. Elle serre les poings après s'être éloignée du mur, jauge ton corps de son regard, de ses yeux que t'aimaient sentir te regarder avant. Avant.

"En plus de ça, t'as vu comment t'es sapée ? Entre tes fringues et ton comportement d'allumeuse ça m'étonnerait pas que tu te fasses violer."

Tu resserre ta main droite dans un geste d'un calme absolu, du moins en apparence. Et t'enfonces tes ongles sous ta peau. Pour ne pas la frapper, ou hurler, ou pleurer. Pour un peu de contrôle. Tu peux pas te permettre de craquer devant elle. T'as les ongles longs, tu sais que ça va saigner. Tant pis. Elle ne peut même pas s'en rendre compte, t'as toujours les bras croisés. T'as perdu ta moue sarcastique, ta bouche aux lèvres pincées indique la colère. Tu savais que ça ferait mal de la provoquer, mais ça fait mal quand même.

"J'ai une baguette et je sais m'en servir, merci."

Tu te sépares jamais de ta baguette, si t'as appris un truc dans ta vie c'est ça. Actuellement, elle est coincée entre ta peau et l'élastique de ton short en jean. À portée de main quoi. T'es pas une faible créature issue de Beauxbâtons, tu viens de Russie, de Durmstrang, t'es une batteuse de Quidditch, tu sais te battre, t'es pas faible. Tu sais te défendre. Et t'as l'impression qu'elle insinue le contraire. Et ça, t'aimes pas, du tout.

"Fut un temps où le fait que je porte ces fringues te gênait pas, si je me souviens bien."

Tu lâches ça d'un ton traînant et calme, bien loin de ta tempête intérieure de colère, de haine, et d'amour perdu. Pourquoi est-ce qu'elle te parle comme si elle était ta mère ? T'as horreur de ça. Surtout que c'est pas l'inquiétude que mettrait une mère derrière les propos de la barbie-girl. C'est des mots qui t'insultent. Des mots qui t'obligent à contre-attaquer de la même façon.

"Et tu peux bien parler de mon comportement, toi. C'est comment, le nom de ton nouveau jouet ? Vanderwaal ?"

Lui aussi, tu comptes le faire tomber amoureux, lui faire croire en ton amour, pour coucher avec quelqu'un d'autre après ? Tu te mords la langue pour t'empêcher de dire ça, des mots bien trop révélateur de tes sentiments. Ce que t'as dit suffit déjà largement. En sortant ce nom, t'es presque sûre d'avoir gagné la partie -un instant, t'es presque triste de constater la façon dont t'appelles votre confrontation. C'est plus une discussion, c'est une partie, une bataille, une guerre presque-. Tyler Vanderwaal. Tu détestes ce mec. Parce qu'elle se rapproche de lui, parce qu'elle lui sourit, parce qu'elle est bi et qu'elle aime aussi les garçons. Tu le hais parce que t'as peur que lui, elle se mette à l'aimer, plus qu'elle n'a jamais fait semblant de t'aimer. Alors ouais, ce que tu lui as fait, c'était pas réglo. Ouais, t'as balancé dans son dos en en rajoutant sur sa réputation, ouais, tu t'es foutu de sa gueule, et ça semblait même pas l'atteindre. T'as fait tout ça, et t'es presque sûre que Jinx le sait. Et si il y a un truc qu'elle a jamais supporté, c'est qu'on s'en prenne à ceux qu'elle aime, surtout Vi, mais t'es sûre que ce sera pareil pour lui. Surtout vu la façon dont tu la soupçonnes de l'aimer. Là, elle va s'énerver, et ce sera vite terminé.
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MessageSujet: Re: Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx   Dim 2 Aoû - 20:16

Oh baby baby it's a wild world
mais tu ne trouves rien de tout cela, rien de cette douleur dans ses magnifiques yeux. tu n'y vois que de la colère qui les illumine d'une lueur dure et flamboyante. elle contracte sa mâchoire à la première répartie. et une partie de toi culpabilise d'avoir de nouveau envenimé les choses entre vous deux. c'est souvent ta faute. tu vois ses poings se serrer derrière ses bras croisés. et t'as mal pour elle. tu n'aimais pas quand elle faisait ça, lorsqu'elle s'énervait. c'est comme si soudainement elle oubliait la force de ses poings. elle allait souvent trop loin. alors tu lui prenais doucement la main et tu détachais ses doigts de ses paumes en lui caressant doucement le poignet de ton autre main. mais c'est fini. ça n'existera plus tout ça. plus jamais. et c'est aussi de ta faute. tu serres les dents. tu serres les dents parce que tu ne dois pas y repenser. tu dois rester dans le présent. un présent dans lequel tu ne regrettes rien, où tu ne t'excuseras pas. tu l'as déjà fait à demi-mot, elle n'a pas voulu l'entendre, c'est trop tard maintenant. "J'ai une baguette et je sais m'en servir, merci. Fut un temps où le fait que je porte ces fringues te gênait pas, si je me souviens bien." tu aimerais grogner. oui, évidemment que tu aimais et que tu aimes toujours lorsqu'elle s'habille ainsi. tu la trouves belle, magnifique, mettant en valeur son corps de déesse. mais tu ne dois pas, tu ne peux pas, la regarder ainsi. ce serait mal. elle n'est plus à toi et ne le sera plus jamais. fut un temps où il n'était pas associé avec un comportement aussi... outrancier.
"Et tu peux bien parler de mon comportement, toi. C'est comment, le nom de ton nouveau jouet ? Vanderwaal ?" tu serres les dents. mais là, c'est trop tard. là, maintenant, t'es prise au piège. parce que tu auras beau dire que ce n'est que ton ami, elle ne te croira pas, jamais. parce que jay était aussi ton ami et que tu comprends bien qu'elle ait pu souffrir de ce qu'elle avait vu. et puis tu ne peux pas dire que tu t'en fous, parce que tu mentirais, et que tu ne sais pas mentir, petite jinx. tu ne sais pas mentir. et il y a tout cette haine au goût amer qui remonte dans ta gorge. parce que tu sais tout ce qu'elle a dit sur lui. alors tu la laisses prendre le dessus. tu la foudroies du regard. tu ne sais pas de qui tu parles. tu ne le connais pas, tu ne sais rien de lui. tu n'as pas le droit de le rabaisser comme tu peux le faire à longueur de journée. je te jure que si je le retrouve comme j'ai pu le voir en début d'année, j'arrache la tête de quelqu'un. toujours aussi délicate dans tes propos, jinx, c'est bien. c'est comme ça que tu vas réussir à arranger les choses, à te rapprocher d'elle, évidemment. c'est comme ça que les gens fonctionnent. plus tu les menaces, plus vite ils te pardonnent et t'aiment de nouveau. ooh, non, c'est étonnant qu'elle s'énerve, franchement, hein ? tu ne t'y attendais pas. tu es une garce ce soir. et tu n'as même pas bu. pourtant personne en particulier ne t'a énervée. elle a juste mentionné tyler et ça a été l'étincelle qui a mis le feu aux poudres. parfois, tu te dis que tu ferais mieux d'écouter un peu moins les ragots, pour ta propre santé. toi et ta soif de justice à deux balles, des fois. mais tyler c'est pas n'importe quel idiot pour lequel tu as un peu de pitié. tyler c'est ton ami, ton infirmier, ton confident aussi parfois. tu passes pas mal de temps avec lui quand tu 'es pas avec jay. c'est ton colocataire en même temps, c'est lui qui t'engueule lorsque tu as -encore- foutu de l'eau partout en te douchant, ou que tu as -de nouveau- envahi son espace avec tes affaires, la dernière fois que tu cherchais tes fringues. et malgré ça, tu l'adores quand même. et même si ça ne semble pas le toucher, les rumeurs que fait courir sug à son propos te mettent hors de toi parfois. mais il faut canaliser. respirer à fond. ne pas arracher la peau de son beau visage, ne pas abîmer ses belles lèvres sur lesquelles tu aimerais tant t'attarder. la colère bouillonne en toi, tord ton estomac et brûle ton œsophage. et malgré ça, tu as cet amour qui te dévore le cœur de ne pas pouvoir être employé et démontré, tu as cette passion qui reste bloquée dans le creux de tes reins, sans que tu puisses faire quoi que ce soit pour l'en déloger. car jamais elle ne voudra de toi. et la tristesse enfume tes poumons, comme autant de cigarettes. alors tu serres un peu plus les poings, quitte à te déchirer les paumes avec tes ongles. tant pis. tu luttes contre cette envie irrépressible de la plaquer contre un mur, pour l'embrasser sauvagement, en y mêlant toutes tes émotions. mais tu t'obstines à maintenir cette distance physique entre vous deux. tu sais très bien que si 'lune de vous se rapproche, tu ne répondras plus de rien.

tu retiens les larmes que tu as envie de verser. tu ne pleureras pas devant elle. tu n'as jamais pleuré devant elle, ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer. alors tu te mords la langue, pour que la douleur te rende plus méchante encore. pour que tu te fasses encore plus détester, qu'elle ne veuille même plus poser ses yeux sur toi. parce que si elle refuse de te parler et de te voir, tu sais que ton cerveau finira par abandonner l'idée qu'elle te pardonne un jour et tu pourras vivre plus sereinement. et saches que tyler n'est pas mon jouet. et même si ça l'était, je vois pas où est le problème. on est plus ensemble aux dernières nouvelles. depuis que tu n'as pas voulu comprendre que je ne voulais pas le faire avec jay et que j'étais juste bourrée. tu retournes le couteau dans la plaie, encore béante même chez toi. tu sais que c'est très mal, que c'est bas, et surtout absolument horrible d'en reparler comme ça et de rejeter la faute sur sugar. tu le sais mais ça ne t'empêche pas de le faire malgré tout. on a tous nos petits défauts, non ?
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MessageSujet: Re: Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx   Lun 3 Aoû - 2:09

Elle a le regard de la haine, le regard qui foudroie, le regard qui te transperce. Ce qu'elle montre dans son regard, c'est pas feint, il faut pas être extrêmement attentif pour le voir. Mais tu savais à quoi t'attendre, alors tu bronches pas, ton visage garde un air impassible, à défaut de l'air méprisant que tu voudrais. Au moins t'as pas les larmes aux yeux. Tu vas pas casser ton armure de glace aussi facilement, juste parce qu'elle a l'air de te haïr si fort.

"Tu ne sais pas de qui tu parles. Tu ne le connais pas, tu ne sais rien de lui. Tu n'as pas le droit de le rabaisser comme tu peux le faire à longueur de journée. Je te jure que si je le retrouve comme j'ai pu le voir en début d'année, j'arrache la tête de quelqu'un."

Et bien sûr, elle le défend. C'est trop facile de jouer contre elle. Tu sais où il faut attaquer pour qu'elle réagisse, tu sais de quoi il faut parler pour la forcer à réagir. Le seul problème, c'est qu'elle aussi, elle te connaît bien. Elle aussi, elle sait quoi te dire pour te faire mal. Et t'as presque peur de ce qu'elle peut répondre. Ça te ferait rire si c'était pas aussi triste, d'un rire amer, d'un rire tranchant. Comment vous avez pu passer de ce qu'il y avait avant, d'un amour à sens unique pour toi, et au moins d'une amitié et d'une alchimie physique pour elle, comment vous avez pu passer de ça à cette colère ? À cette envie de faire mal ? À ces menaces à peine voilées ? Ça aussi, ça te ferait presque sourire. Qu'elle t'arrache la tête, tiens. Est-ce qu'elle croit vraiment que ça peut faire plus mal que de la voir avec un autre, toujours avec un autre ? Est-ce qu'elle croit vraiment que le néant te fait peur ?C'est pas comme ça qu'il faudrait qu'elle te menace si elle veut que ça marche. Mais tu vas certainement pas le lui dire. Tu vas pas tendre la corde pour te pendre à ton bourreau. Ses poings se serrent, encore, encore. Est-ce qu'elle se contient pour pas te frapper ? Tu comprendrais qu'elle en aie envie, au fond. T'as abîmé quelqu'un qu'elle aime, t'as essayé de le faire du moins, parce qu'on peut pas dire que ce soit une réussite.. Tu comprendrais qu'elle aie envie de détruire le visage du bourreau de son ami, de son amant, peu importe ce qu'il soit à ses yeux. Tu comprendrais. Mais elle a pas fini de frapper, ta vipère, ta presque Némésis, alors elle reprend.

"Et saches que Tyler n'est pas mon jouet. Et même si ça l'était, je vois pas où est le problème. On est plus ensemble aux dernières nouvelles. Depuis que tu n'as pas voulu comprendre que je ne voulais pas le faire avec Jay et que j'étais juste bourrée."

Impact droit dans ton cœur. Les ongles de la main gauche reproduisent le geste de ceux de la main droite alors que tu sers le poing à faire blanchir tes phalanges, à péter tes phalanges, mais les petits points de douleur physique ne suffisent pas à atténuer le nouveau coup qu'elle te porte. Il faudrait que tu cognes dans un mur, que tu brises tes avants-bras pour ça. Mais tu cherches quoi ?!, tu voudrais lui hurler, lui cracher en même temps que ta haine au visage. Ça lui suffit pas d'avoir brisé ton équilibre ? Elle veut quoi maintenant, briser les morceaux de ce qu'il reste ? Elle veut voir la chute, elle veut voir ta chute ? Parce qu'elle va pas tarder à l'avoir si elle continue dans cette voie là. La haïr c'est facile après tout ce qu'elle t'a fait, c'est simple. La voir te haïr, la voir chercher à te faire mal, ça l'est moins. L'entendre reparler de tout ça, de celui qui a volé la place qui aurait dû être la tienne, comme si c'était de ta faute à toi, ça fait presque craquer la mince barrière de défense que t'as établie. Tu peux pas te remettre assez en question pour essayer d'envisager tes tords. Là, maintenant, une seule pensée trotte dans ta tête, une seule pensée tourne, tourne, comme pour t'étourdir, pour t'assommer de son évidence. Tout est de sa faute mais elle t'accuse. Tu resserrerais bien ta prise sur tes poings, mais ils sont déjà trop crispés. Tes mâchoires aussi sont trop serrées, t'as du mal à articuler quand tu te mets à persifler d'un ton sombre, mauvais, rongé par la haine et le désespoir de l'amour que t'as perdu.

"Ensemble ?"

Le mot semble presque étranger dans ta bouche, comme si il s'était perdu là et que tu t'étais retrouvée à le dire comme ça, par hasard, comme si il avait franchi tes lèvres sans vraiment y faire attention. Comme si c'était le seul mot que t'avais retenu dans son discours, qu'il était passé par tes oreilles et passé par tes lèvres au lieu de remonter au cerveau. Petit mot égaré, comme ton âme. T'émets un rire désabusé, à la limite du cruel.

"Parce qu'il y a eu un ensemble, maintenant ?"

T'avances presque inconsciemment d'un pas vers elle, réduisant la distance entre vos cœurs, entre vos corps. Tu décrispes le poing droit et fais un geste dans le vide, qui ne sert à rien à part combler l'espace. Tu fais même pas attention à ce que tu fais, t'as l'esprit entouré d'une brume rouge sang qui t'ôte toute logique, tout sens pratique.

"Il n'y a pas d'ensemble Jinx, il n'y en a jamais eu, t'en as jamais voulu, alors je t'en prie ne me jette pas ça au visage maintenant comme un reproche. C'est trop facile. L'alcool ça excuse pas tout, te sers pas de ça comme d'un prétexte pour justifier ce que t'as fait. Parce que si t'en avais vraiment eu quelque chose à foutre, de moi, de ton putain d'ensemble, t'aurais fait gaffe."

C'est même pas le centième de tout ce que tu voudrais lui hurler, mais t'en as déjà trop dit. T'as eu du mal à retenir l'amertume de la trahison, de l'abandon au profit d'un autre, t'as eu du mal à ce que ce soit pas évident dans tes propos.
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MessageSujet: Re: Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx   Lun 3 Aoû - 3:18

Oh baby baby it's a wild world
elle s'est rapprochée. elle s'est rapproché. c'est tout ce que ton cerveau semble comprendre. et elle n'a jamais cru en toi et en tout l'amour que tu lui portais mais que tu n'avais pas eu le courage de lui avouer. elle n'a jamais vu toute la beauté, l'avenir complet que tu dessinais et que tu chantais pour votre relation. elle n'avait rien vu de tout cela, jamais. elle n'avait vu que ce que tu ne lui disais pas. elle n'a donc jamais eu confiance en toi ? en tout cas c'est comme ça que tu ressens les choses après ce qu'elle vient de te dire. tu vois le sang sur ses mains lorsqu'elle fait ce petit geste. et tu as l'impression que quelqu'un te déchire la cage thoracique avec de grandes griffes et de l'intérieur. tu aimerais encore que les deux connards de la dernière fois viennent te tabasser plutôt que de continuer à affronter sugar. parce que chacun de tes coups a un effet miroir sur toi. et tu souffres de ce que tu dis. tu souffres de ce manque. tu souffres de tout ce que tu aimerais faire mais que tu ne peux pas. que tu ne peux plus. tu aimerais secouer la tête en pleurant et la serrer contre toi en disant que tu avais fait une connerie mais que jamai tu n'aimeras jay comme tu peux l'aimer elle. tu l'embrasserais amoureusement. tu t'excuserais et tu la supplierais de te pardonner. et si elle le faisait tu ajouterais en rigolant, entre deux baisers, que ce n'était même pas un bon coup.
mais non. tu ne fais rien de tout cela. parce que tu es une cox et les cox, et encore moins les jinx, ça pleure pas. les barbie-girls, ça regrette pas non plus, pas publiquement. ça assume tout et ça demande jamais pardon. et puis elle te déteste. elle ne voudra jamais te pardonner et t'aimer de nouveau. jamais. tu l'as perdue depuis longtemps et tu ne t'en es même pas rendue compte, persuadée de pouvoir la tenir comme acquis. mais tu ne peux pas. tu ne peux pas la laisser partir comme ça. parce qu'elle te manque bordel. et tandis qu'une larme se fraie un passage hors de tes yeux, emmenant avec elle un peu de ton maquillage et se teintant de noir, tu plonges ton regard dans le sien. tu te perds dans la gamaxie de ses yeux. et ton âme ne répond plus de rien. tu la plaques contre le crépi. tu poses tes paumes contre les siennes, tes lèvres contre les siennes. et tu l'embrasses. violemment. avec tout ton désespoir, toute ta tristesse. tu l'appelles au secours avec ton baiser. tu lui demandes de te pardonner pour tout ce que tu n'as pas su dire et tout ce qui ne parvient pas à franchir la barrière de tes lèvres aujourd'hui. une de tes mains se pose sur sa hanche, que tu caresses doucement, tendrement.

ensemble. il y a toujours eu un
ensemble, pour toi. pas dès le début, mais dès le début de votre vraie relation. un futur dans lequel vous seriez heureuses ici, toutes les deux, à shafiq, où vous feriez vos conneries adolescentes ensemble, où elle t'aiderait dans tes expériences culinaires, à mettre de la canelle et de la crème fraîche dans ton chocolat du matin. tu mordilles sa lèvre, espérant y laisser l'empreinte de tes dents, pour que chacun sache qu'elle avait été à toi. tu recules ton visage, légèrement. tu ne cesses de caresser doucement les plaies sur ses mains, actions à l'opposé de ton regard mauvais, si faux, si loin de tout ce que tu penses, de tout ce que tu ressens, de tout ce que tu aimerais dire. mais tu es jinx cox, putain, pas n'importe qui. et tu as ton caractère que tu affirmes pleinement et entièrement. il y a toujours eu un nous. et tu as tout gâché en le mettant en doute sans me laisser de deuxième chance. ta main quitte celle de jinx. tu sors ta baguette d'entre tes seins, dans ton bustier. et en reculant, tu jettes un sort de guérison informulé sur ses blessures. tu as les larmes aux yeux de savoir qu'elle n'a jamais cru en toi, pas une seule fois. alors tu recules encore et encore en retenant toutes tes larmes. et tu fuis. tu t'en vas en courant, seule. et même pas deux rues plus loin tu t'arrêtes, soudainement en quête pourbun peu d'air que tes poumons ne semblent plus vouloir inspirer ou expirer.tes mains tremblent horriblement sans que tu puisses faire quoi que ce soit. tu les plaques contre le mur qui te soutient assez rapidement, mais ce n'est pas suffisant. tu as l'impression d'être en apesanteur et des points noirs et rouges dansent devant tes yeux. et il y a ton estomac qui semble s'être découvert des aspirationq contprsionniste pour te faire souffrir comme ça. tu te penches au dessus du caniveau et tu rectaches tes deux verres et ton croissant que tu as mangé en guise de dîner. tu te remets contre le mur et tu te laisses glisser, avant de ramener tes genoux contre ta poitrine et deposer ton front, pour pleurer de tout ton soûl. ici, personne ne sait que tu es jinx cox, l'annge gardien de ceux que tu aimes. tu es juste une pauvre fille même pas bourrée avec un coeur en pièces détachées ikea. et comme chez ikea, il semble manquer les trois quarts des écrous et le mode d'emploi est en suédois.
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MessageSujet: Re: Baby anyhow I'll get another toy ~ sugar & jinx   Lun 3 Aoû - 12:40

Une perle transparente coule d'un de ses yeux, laissant une traînée noire dans son sillage, et prenant à son tour une couleur ébène en perdant sa pureté de cristal. Tu te demandes un instant, stupidement, si il pleut. Ça ne peut pas être autre chose, ça peut pas être une larme, tu l'as jamais vue pleurer, c'est forcément un début de pluie. T'as pas le temps d'y penser plus qu'elle te regarde, et tu peux pas t'arracher à ce regard là. Pas alors qu'il a perdu la haine d'il y a quelques secondes, pas alors qu'il te rappelle tellement son sourire complice d'avant. Avant toutes ces conneries, avant tout ce que vous avez raté. Et elle t'embrasse. T'avais pas l'impression de t'être autant avancée, pourtant y a son corps contre le tien, un mur dans ton dos, et c'est pas le produit de ton imagination. Elle t'embrasse, elle t'appelle à l'aide, mais qu'est-ce qu'elle croit ? T'as jamais été capable de voir les paroles derrière les actes, t'as jamais réussi à le faire parce qu'on te l'a jamais appris. Mais elle t'embrasse et un instant, un si court instant, tu te prends à souhaiter que ça s'arrête pas, que vous vous embrassiez jusqu'à la mort, parce que vous avez pas besoin de vous comprendre pour ça. Mais elle recule, elle caresse la paume de tes mains que tes ongles ont cessé de meurtrir. La caresse est douce, le regard est redevenu sombre, et triste, et cassé. Si seulement tu pouvais le comprendre, si seulement t'arrivais à lire ça. Mais t'as toujours trouvé que c'était des conneries, quand on te dit que les yeux sont les miroirs de l'âme. Toi t'y arrives pas, si elle montre pas la tristesse et le regret sur son visage tu peux pas le deviner.

"Il y a toujours eu un nous. Et tu as tout gâché en le mettant en doute sans me laisser de deuxième chance."

Deuxième chance … ça non plus tu sais pas faire. Tu lui as donné ta confiance une fois, stupidement et aveuglément, t'étais même au point de lui donner ton cœur. Mais elle aurait pu en rire et l'écraser sous tes yeux, ça t'aurais fait le même effet que de la voir avec celui qu'elle disait être son meilleur ami. Une confiance ça se mérite, mais une fois perdue, ça se regagne pas, tu comprends pas que ça puisse se regagner. T'as pas eu de frère, pas eu de sœur, personne avec qui te disputer et qui aurait pu t'apprendre le pardon. Tu sais pas faire ça, comme tu sais pas être contrariée, comme tu sais pas faire de concessions, comme tu sais pas partager. Et elle voudrait que tu arrives à faire tout ça soudainement, pour elle, juste parce qu'elle t'a embrassée ? Elle sort sa baguette, elle prononce pas de sort. Mais t'as bien conscience que les huit croissants de lune ensanglantés sur tes mains se referment, guérissent. C'est dérisoire, mais elle l'a quand même fait, même si son but t'échappes. Puis elle recule. Elle recule, et elle part, et elle court, loin, en te laissant seule. Seule et vide. T'as toujours l'impression d'être vide en ce moment, parce qu'elle est plus là, mais là maintenant, t'as l'impression d'être juste un corps de chair sans âme à l'intérieur, juste une machine. Mais une machine qui peut souffrir. T'as l'impression que tu sers à rien. C'est triste et ça fait mal, cette idée là. Maintenant qu'elle est partie, t'as aussi l'impression que ses reproches sont fondés. Peut-être que c'est de ta faute finalement. Ta faute si t'arrive pas à t’accommoder aux autres. Ta faute si t'arrive pas à faire ces choses si simples que tout le monde sait faire, écouter, comprendre, pardonner. Comprendre. Tu la comprends pas, malgré ce que t'avais cru. Tu comprends pas les autres. Il faut qu'on te dise les choses, pas qu'on te les montre. Tu te sens vide et inutile. T'es peut-être pas faite pour aimer d'un autre amour que celui que t'as pour tes parents. T'as pas envie d'aimer d'un autre amour, d'un vrai amour comme celui que t'as éprouvé pour elle, que t'éprouves pour elle, si ça fait aussi mal que ça pour aussi peu de temps passé ensemble. T'es peut-être pas faite pour l'aimer elle, si elle est incapable de parler et si t'es incapable de lire dans son regard. Si on était dans un film, tu frapperais le mur jusqu'à t'en déchirer les poings pour penser à autre chose que la nausée qui te prend aux tripes, pour écarter le problème et la souffrance de ton esprit. Mais ça sert à rien, t'auras mal ce soir, et demain, demain tout recommencera. Il y a toujours eu un nous, elle a dit. Alors pourquoi ? Pourquoi on est incapables de se parler sans se briser, Jinx ? Pourquoi t'es incapable de t'excuser, pourquoi je suis incapable de te pardonner, pourquoi je peux pas juste croire que c'était l'alcool ? T'as du mal à respirer, mais tu sais que le problème est dans ta tête, pas dans ton corps. Tu voudrais pleurer, parce qu'il paraît que ça soulage, mais tu y arrive pas. Tu voudrais rentrer à Shafiq, juste t'échouer quelque part, ou aller loin, au fond du parc, ou dans le bayou, là où il y aura personne, là où tu pourrais hurler à t'en déchirer les cordes vocales. Tu voudrais rentrer mais tu peux pas, pas comme ça. Parce que si tu veux y être tout de suite, il faudrait que tu transplanes, et dans l'état où t'es, tu perdrais un bras ou une jambe au passage. Tant pis, tu vas marcher. Tu préviens pas celles avec qui t'es venue, c'est pas grave, elles comprendront que t'es partie, si jamais elles te cherchent. Mais ça t'étonnerait, vous êtes venues ensemble, vous avez pas dit que vous repartiriez ensemble. Alors tu t'en vas, tu rentres, silhouette perdue dans la nuit, âme perdue dans ses regrets et sa haine et son amour.

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