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 viens sur le sol, il est confortable (wissem)

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MessageSujet: viens sur le sol, il est confortable (wissem)   Sam 8 Aoû - 11:03

viens sur le sol, il est confortable

Elle court, elle court, la maladie d’amour.

Tu longes les murs comme s’ils pouvaient t'alléger d’un quelconque fardeau. Comme s’ils pouvaient t’apporter la protection dont tu as besoin. La protection qu’ils ne peuvent plus t’apporter désormais. Trop occupés par leurs propres soucis. Trop occupés par leurs réflexions et leurs sentiments. Trop occupés pour te voir toi, petite chose perdue qui n’arrive pas à trouver sa place. Petite chose qui regarde les éléments principaux de sa vie s’éclater autour d’elle, se séparer. Lyndon, ta colocataire, ta meilleure amie, ta protectrice. Deimos, ton protecteur, ton ex aussi. Wissem, ton meilleur ami, ton pauvre, pauvre, Wissem. T’arrives à ne pas trop plaindre les deux autres, ils s’en remettront. Pour le moment. Leur tour arrivera plus tard, et quelque part, t’en as déjà l’appréhension. Mais lui, c’est maintenant. Maintenant qu’il est blessé, maintenant qu’il a mal. Maintenant qu’il a besoin de toi. Maintenant que tu as besoin de lui. Tu finis par t’arrêter, appuyée sur un mur. Tu y prends appuies, comme s’il pouvait t’empêcher de tomber, de te perdre dans les méandres d’un esprit trop confus. Comme s’il pouvait aspirer tes pensées, et les dévorer, pour que ton esprit soit enfin un minimum libre. Ce n’est pas normal que tu y penses sans arrêt, ce n’est pas sain. Et puis s’il n’y avait que ça. Si seulement ta vie ne tournait qu’autour d’eux. Mais ce n’est pas le cas, n’est-ce pas ? Ce serait trop beau, trop calme, si ton seul rôle, ton seul but, était de les sauver, était de pouvoir les remettre sur le droit chemin, de les recoller ensemble, de les réparer. Mais ce n’est pas le cas. Il y a Clarence aussi. Il y a Clarence, dont tu es toujours amoureuse. Envers qui tes pensées sont toujours tournées. Pour qui tu continues de peindre. La raison pour laquelle tu ne pourrais jamais arrêter. Trop de peine, trop de tristesse, trop de colère. Tu peux pas les garder pour toi. Tu peux pas les ignorer. Tu peux au moins les dégager de ton esprit, les foutre sur une toile qui es reflétera, mais au moins, ce sera dehors. Et ce sera mieux. Trop de choses dans ta tête pour les dire. Trop de choses dans ton esprit pour tout garder pour toi. Pas assez de confidents, pas assez de personnes à qui parler. Juste des toiles. A dessiner. A remplir avec des pensées. De nombreuses et nombreuses pensées, plus sordides, bizarres les unes que les autres. Les pensées blessantes, les pensées agressives et violentes. Des toiles toutes plus étranges, différentes, les unes que les autres. Puis, une, de temps à autres, qui n’est pas une pensée, mais une représentation de la réalité. Et là, la réaction est violente, trop violente. Pourquoi t’as été montré ça à Lyndon ? Tu t’en veux. Vile toi. T’es pas censé être celle qui règlera tout, et la pensée te brise. Parce qu’avant qu’elle parte de la chambre, tu pensais au moins avoir un rôle. Mais non. Si ton rôle est celui-là, si ton rôle est de la blesser, alors t’en veux pas.

Tu marches un peu, tel un crabe, collée au mur, le dos appuyé comme s’il pouvait tomber à chaque instant. Comme s’il avait peur que tes jambes lâchent. Si même ton corps ne se fait plus confiance, où va ton monde Winnyfield ? Petit sourire, rare ces derniers temps lorsque ton vrai prénom passe devant tes yeux, dans tes pensées. Qui, dans cette école te connait vraiment ? Sourire, certes. Sourire triste, sourire amer. Ils te connaissent même pas réellement. Pour eux, tu es Winnie, pas Winnyfield. Pour eux, tu n’es qu’une moitié de toi. Tu n’es pas complète. Bien sûr que non, tu l’es pas. Pas en ce moment, c’est évident. Il est tard. Tu devrais pas être là. Pourquoi t’es là ? Qu’est-ce que tu fais là ? Appuyée sur les murs de la crypte. Tes pas t’ont mené là, sans que tu le demandes. T’y vas rarement en bas. C’est pas ton truc, t’aimes pas trop être là. Et pourtant, t’y vas. Parce qu’il y a quasiment jamais personne. Et que t’aimes bien être seule quand tu réfléchis. Même si t’aimes pas le résultat de ces réflexions. Oh, tu les aimes pas, tu les hais même en fait. T’as pas envie de te dire qu’elles sont vraies, que tu as raison en pensant tout ça. Que t’es bien seule. Plus seule que tu le pensais. Première fois que t’es réellement aussi seule. Pas de famille. Pas de Clarence. Pas de famille, même pas, même plus celle que tu t’étais créée. Elle t’a abandonné, elle aussi. Elle t’a abandonné en s’adonnant à une destruction interne. Et tu n’es pas concernée. Peut-être que tu n’as jamais fait partie de cette famille au final. Peut-être que tu as toujours été celle qui tenait la chandelle entre une famille de trois. Peut-être que t’étais la pièce ajoutée, la superficielle, celle dont on dit avoir besoin, mais juste pour lui faire plaisir, celle qui est là parce qu’elle doit être quelque part, celle qu’on prend en dernier recours, lorsque tout le reste est créé. Celle qui se colle comme si elle avait vraiment sa place, alors que tout le monde sait, sauf elle, qu’elle ne l’a pas, sa place. « Une intruse. »

La révélation te frappe, fort, et te blesse, profond. Tes jambes flanchent, ton dos semblait avoir eu raison, et le mur t’offre un toboggan de fortune. Tu aurais terminée assise normalement. Sauf que le mur semble pas être vraiment lisse, et que quelque chose semble appuyé sur ton dos ça te fait mal. Tu continues à descendre, à tomber quand même, et le quelque chose bouge, s’abaisse, puis comme sur un ressort, finit par remonter. Le temps que le mot poignée de porte influe dans ton esprit, il est déjà trop tard et tu pars en arrière, tombant dans la salle qui vient de s’ouvrir. Un fracas, t’as du tomber sur des trucs, et d’autres te tombent dessus. « Aïe ! » Tu jures pas, c’est pas ton genre. Tu te masses le postérieur qui souffre d’un sol trop dur, et la tête, qui a frappé ce même sol un peu trop brutalement. Et tu tousses, une fois, deux fois, trois fois. Il y a de la poussière ici. Trop de poussière. « Lumos » tu chuchotes. La pièce est belle. Mais particulièrement sale. Encombrée aussi. Toujours par terre, t’as pas vraiment envie de te relever. Finalement, par terre, t’es bien.
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MessageSujet: Re: viens sur le sol, il est confortable (wissem)   Sam 8 Aoû - 16:51

“Everything you love will one day kill you,whether it’s cigarettes,or drugs,or the boy with blue eyes,they all kill you in the end.”

phatomaton x jabberwocky


Elle était allongée, là, à côté de lui. Ses cheveux blonds/roux étalés sur l'oreiller. Allah, qu'il aimait cette image. Cet orange ambré tirant sur le dorée se fondant sur le blanc immaculé du drap. Et ses épaules laiteuses ? Son dos cambrés dévoilés pleinement ? Et ce tissus blanc cachant le reste de son corps, ses hanches, ses fesses, ses jambes encore enroulés dans les siennes. Il aurait pu mourir pour revoir cette vision tous les matins. Mais elle n'était pas à lui, cette image. Elle ne lui appartenait pas. Elle n'était qu'une erreur de passage, qu'une occasion unique qui avec le temps s'effacerait de sa mémoire ne gardant qu'un léger goût ses sa langue, qu'un éclair doux d'une nuit passé à ses côtés. Et doucement il l'oublierait, pas parce qu'il le veut, pas parce qu'il aurait tournée la page. Ô non, ça aurait été trop simple, trop rapide réglé. Non, cette nuit disparaîtrait car c'était son destin. N'être qu'une flamme dangereux qui se consume tendrement avant de disparaître. Une cigarette fumée, ne laissant plus qu'un mégot crasseux, détruit. Son cœur. Alors, Wissem, la rage au ventre, la panique dans l'esprit, ramassa le premier t-shirt qu'il put, glissa dans un jean délavé troué, avant d'y inséré son paquet de clopé élimé dans sa poche arrière. Il enfila même ses basket innommables, celles qui avaient sûrement trop vécu. Et il partit sans se retourner. Les regrets viendraient passer dans ses grands yeux bleus, la douleur d'avoir trahis celui qu'elle aimait allait revenir au galop. Non, non, il ne pouvait pas. Il n'y arriverait pas. La voir partir pour ne jamais revenir. Alors, il fuit lâche, idiot. Il a même pas claqué la porte, ce con. Ne lui laissant même pas l'occasion de le rattraper. Il se refusait même cet espoir létal. Une souffrance de plus dans une mer noire de douleur. Il se sentait étouffer.  Écraser contre cet pression asphyxiante. Elle l'encerclerait un peu plus chaque jour, chaque instant, il avait la désagréable impression qu'une ruine lui était tomber dessus. Impossible de bouger, impossible de respirer, juste la souffrance de ses membres irradiants tous son corps. Alors, il souriait. A s'en crever la mâchoire, à s'en détruire les zygomatiques, sortant des blagues plus vaseuses les unes que les autres, draguant des blondasses fades, osant des gestes vaseux à des jeunes filles qui n'avaient rien demander. Il se mettait des œillères devant son propre malheur. A côté de ça, il fumait, toujours plus. N'arrivant presque plus à décrocher une cigarette de sa bouche, aspirant sa vie à chaque taff. Dévorant son espérance de vie à coup de petit tube blancs. Si seulement il n'y avait que ça. Un flash lumineux, tellement lumineux, et pourtant si ouaté passa dans son crâne, et un onctueux portrait apparu. Winnie. Rien que son nom n'évoquait que le débonnaire. Le plus étrange, c'est qu'à ses mots, n'importe qui aurait pu penser que c'était elle, la reine de son cœur. Elle qui de sa main si délicate avait ceinturé son essence. Que nenni. Cette placidité que son aléa d'émotion qui le submergeait   n'était rien d'autre qu'un bonheur infini d'avoir trouver dans cette relation profondément platonique, un îlot de calme et d'apaisement. Winnie était cette bouée en mer qu'il attrapait dans l'océan déchaîner qu'était sa vie. Une oreille discrète et attentive. Pourtant, pourtant, il savait, que quand la guerre ferait rage, que quand tout tomberait en morceau. Car c'était inévitable. Elle ne le choisirait pas lui. Et ça lui faisait peur. C'était sûrement une des choses qui figeait le plus. Celle de savoir qu'à l'heure actuelle, il n'était le premier choix de personne. Peut-être que si osait s'ouvrir un peu plus, laisser à ce carrosse en perdition le pouvoir d'entrevoir un plus ses fissures, il prendrait un peu plus de place. Qu'il serait là à part entière. Unique, irremplaçable. Qu'ose-tu dire, vermine, ils te haïront, tu les dégoutterais. Tes mains sont sales, sales de la crasse de ton enfance, du sang de celui que tu as tué, de l'abandon que tu as osé perpétré. Profiteur, monstre. Tu crèveras seul. Ses jambes gambadèrent seuls. Sans qu'il ne le contrôle. Instinctivement, il savait où aller. Le seul endroit où elle serait. Il n'avait même pas vu que l'ombre avait pris place au soleil éblouissant. Et qu'il était déjà dans cet endroit si glauque, et pourtant qui ressemblait tellement à chez lui. Le vrai chez lui. Celui qu'il a quitté pour ne jamais revenir. Il hurla quand quand ses pieds foulèrent le sol crasseux des salles désaffectées.  « Winnie ! Winnie ! T'es où ma belle ? » Il avançait sans voir, se cognant peut-être dans un mur ou deux. Une lumière pâles et lointaine guidait son chemin. « Je sais que t'es là ! »  Peut-être était-ce l'éclat de sa rédemption, ou les ailes brillantes de Lucifer qui doucement l’emmènerait vers sa fin si proche. Au final, cette boule aux ventres qui ne le perdait jamais, c'était sûrement le fait qu'il sache au plus profond de son âme, qu'il finirait par faire cette connerie inévitable. Et que du sang coulerait encore sur ses doigts. Le sien, ou celui des autres.

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MessageSujet: Re: viens sur le sol, il est confortable (wissem)   Lun 10 Aoû - 19:44

viens sur le sol, il est confortable

Allongée sur le sol, lit de fortune, sale, mais pas si dur que ça. Peut-être que la couche de poussière l’a ramolli un peu, qui sait. Tu penses, perdue, égarée dans des pensées tristes, dans des pensées d’une amitié troublée, d’une amitié probablement gâchée. Lyndon, t’as peur qu’elle t’en veuille. Et tu sais pas comment réagir à ça. Tu veux pas qu’elle t’en veuille. Seule, pommée que t’es sans elle. Tu regardes le plafond de la salle, éclairé par la faible lumière de ta baguette, et tu souris lorsque tu vois qu’il est détérioré. Le genre de truc qui condamne une pièce, et qui fait que personne peut plus l’utiliser. Puis tu fermes les yeux. Parce que t’as la vague et terrible impression que si tu le fais pas, le sol va te tomber dessus. Changement de pensée si rapide, changement d’avis si pressé. Comme si t’avais pas le choix, comme si on te poussait à penser différemment toutes les secondes. Comme si t’avais pas le choix, pour rien. Et t’es pas sure de l’avoir. Quand t’es revenue de désintox, il t’avait remplacé. Quand t’es revenue de désintox, la situation entre tes amis avait dégénérée. Et c’est pas bien. C’est pas sain. On t’a pas laissé le choix de te placer, de te déplacer. On t’a pas laissé le choix de rien. Alors maintenant, tu fais le choix de rester là, sur ce sol poussiéreux, et de fermer les yeux. Et d’attendre. D’attendre que ton monde s’écroule petit à petit autour de toi. Que tes piliers se mettent à se détruire mutuellement, et qu’ils t’emportent tous deux dans leur chute. Oh allez Winnie, essaye d’être plus positive. Après tout, si ça s’trouve, ils vont même pas se disputer au final. Ah. La blague. Qui serait assez stupide, assez naïf pour croire un truc pareil. Même toi, naïve comme tu es, tu es consciente du problème. Douce Winnie qui n’a rien demandé à personne, sauf d’être entourée par ceux qu’elle aime. Par ceux qui comptent pour elle. Pauvre Winnie, qui a compté sur des gens qui manifestement préfère s’entre-tuer que prendre soin les uns des autres. Et tu penses à Clarence, et tu te dis que finalement, c’est probablement le moins pire de tous Clarence. Finalement, c’est peut-être celui qui va te détruire le moins. Oh, douce ironie. C’est ironique cela dit, pas vrai ? C’est débile, c’est con que celui qui est censé te faire le plus de mal, celui que t’aime, est celui finalement, qui va peut-être te rester à la fin. Celui que t’as le moins de chance de perdre dans cette histoire, c’est lui. Naïve Winnie, tu l’as déjà perdu Clarence. Il est parti avec Yuki Clarence. Il t’a pas attendu Clarence. Il t’a filé entre les doigts, et il t’a pas laissé le choix. Il a honte de toi Clarence, c’est ça ? Tu sais pas. Mais encore une fois, t’a pas eu le choix. C’est fou comme les choses sont jamais comme tu le voudrais. Quand tu voudrais avoir le choix, tu l’as pas, et lorsque tu veux pas choisir on t’impose un choix cornélien. Mais tu veux pas choisir toi. Lyndon, elle a jamais vraiment été dans le groupe, ça a toujours été Deimos, Wissem et toi.

Tu l’aimes Lyndon, et tu veux que personne dise le contraire, parce que tu l’aimes plus que tout. Mais là, Lyndon, elle a pas géré. Là, Lyndon, elle t’a brisé en les brisant eux. Et tu lui en veux. Même si tu refuses de te l’avouer, parce que ta Lyndon, tu l’aimes plus que tout. Et par ses actes. Tu sais qu’elle voulait pas faire ça, tu sais qu’elle voulait pas foutre la merde, parce qu’elle est pas méchante Lyndon. Pas intentionnellement. Mais par ses actes, elle va te forcer, et tu le sais, dans un futur proche, à prendre parti. A choisir entre ton protecteur, celui pour qui tu ferais tout, ton tout, et entre ton meilleur ami, ton Wissem. Et t’as pas envie de choisir. Parce que ta vie sans l’un ou sans l’autre, tu l’aimerais pas. Après Clarence, c’est eux qui t’ont manqués le plus. La protection de Deimos, les conneries à répétition de Wissem. Tu veux pas choisir, tu veux même pas qu’à un moment donné, le choix te soit donné, tu le supporterais pas. Et tu pourrais choisir de pas choisir. Et tu sais que tu les perdrais tous les deux. Et tu veux pas les perdre. Tu veux pas. « Winnie ! Winnie ! T'es où ma belle ? » Tes yeux s’ouvrent. Wissem. Ton sourire s’étire. Triste. Tu veux pas choisir, jamais. Tu te relèves, à moitié assise, à moiti allongée, corps entier appuyé sur tes avant-bras posés eux dans la poussière. Tu voudrais lui crier que t’es là, qu’il vienne te rejoindre ton ami, ton meilleur ami. Mais t’hésites. Parce que tu veux pas le blesser comme tu viens de blesser Lyndon. Alors que tu voulais juste l’aider toi, tu voulais pas lui faire du mal. Tu voulais juste l’aider. « Je sais que t'es là ! » Évidemment qu’il le sait. Jamais pourtant tu viens ici, mais c’est ton Wissem, il sait que t’es là, parce qu’il le sait, et t’as pas besoin d’explication pour ça. Et cette pensée, bien que minuscule par rapport à celles qui t’attristent, te fait rire. Doucement. Sauf que ton rire, il résonne, et il arrive probablement à ses oreilles, à ton Wissem. « Bien sur que tu le sais. Troisième porte à gauche. Enfin, je suppose que c’est une porte, et je suppose que c’est la troisième… Mais elle est à gauche en tout cas. Et moi, j’suis…par terre. » Encore. T’aimes bien être par terre. C’est vrai. C’est pas une blague parce que tu t’es retrouvée par terre y’a quelques minutes aussi en cherchant ta baguette dans la chambre, non. T’aimes vraiment ça, être par terre, c’est naturel, c’est agréable, et pourtant, ce n’est pas trop confortable. Le sol ne ment pas. Il ne promet pas d’être moelleux. Et il ne l’est pas. Alors c’est bien. Sauf que vite, tu le perds ton beau sourire. Parce que t’as une impression de déjà-vu, et que t’aimes pas ça. T’étais par terre aussi quand Lyndon est arrivée dans la chambre. T’étais par terre aussi quand vous avez commencés à parler. T’étais par terre aussi avant que tout dérape et que tu la blesses. Tu voulais pas la blesser, promis juré.
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