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 je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol (lyn)

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MessageSujet: je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol (lyn)   Ven 31 Juil - 23:44

JE SUIS PAS TOMBÉE, JE TESTAIS LA RIGIDITÉ DU SOL
Belle fleure, tu observes. Tu l’as peinte avant-hier. Et pas un seul point de rouge. Couleur absente du tableau. Tu es contente de ton tableau pour une fois. Vraiment contente. Tu le regardes, lèvres retroussées en un sourire heureux. T’as envie de le montrer à tout le monde. Il mérite d’être montré. Et puis pour une fois, tu l’as pas dessiné lui. Qui occupe tes pensées de peintre. D’amoureuse transie. Tu regardes les formes de la rose sur la toile, et de ses épines. Pointues, dures, empoisonnées. Ce n’est pas une métaphore. Du liquide vert, beau pourtant, tombant de certaines des protectrices de la tige. Elle te blessera pas elle. Elle n’est pas l’une de ces toiles que tu ne peux plus regarder après les avoir peintes parce qu’elles te rappellent sans cesse que tu ne peux avoir ce que tu désires. Lui. Et le bonheur. Et une famille. T’as fini par t’en créer une de famille. Mais t’as pas de mère pour te raconter des contes, pour te dire quoi faire ou quoi ne pas faire. Observe, apprend. Cette rose vit, malgré l’environnement hostile. Non. Survit. Elle prend sa place. Repousse les ronces, les branches envahissantes. Vert vomi. Vert affreux. C’est le but, c’est fait exprès. La belle rose blanche, au milieu de tout ça. Elle se bat. Valkyrie des bois, se battant pour son bien-être, pour rester à sa place. Pour obtenir ce qu’elle veut. Elle fait ce que tu n’oses pas faire. Elle n’est pas lâche, elle.

Doucement, pas lents, passant entre les deux lits de la chambre. Lyndon est pas là. Tu sais pas où elle est. Elle est belle Lyndon. Elle a une famille. Elle a des amis. Toi aussi t’en as. Mais tu restes jalouse de ton amie. C’est indissociable. Draps fins, étendue telle Aurore sur un lit, tu fermes les yeux. Ce n’est pas le tien, le matelas est plus dur. T’es allongé sur celui de Lyndon. C’est pas grave. Ça te dérange pas plus que ça. Et tu sais que ça la dérangera pas non plus. Tu tends tes muscles, tout ton corps, flemme de te lever. Tu attrapes la baguette qui est dans ton manteau par terre. Et tu tombes par terre. Comme une vieille chaussette. Comme une larve. Et ça fait mal. Mais tu rigoles. Comme une folle. Parce que c’est ridicule comme situation. T’es ridicule. Mais un bon ridicule. Parce que c’est drôle. Et que t’as appris à rire de toi-même. L’autodérision, quelle belle chose. Quel beau sentiment. Ta baguette a porté de main, tu lances un sort rapide pour déplacer ta toile et la coller au plafond, au-dessus du lit de Lyndon. T’aimes qu’elle aime tes toiles. Et t’aimes bien l’idée qu’elle pense à toi quand elle s’endort. Que quelqu’un pense à toi. Au moins une personne. Et puis, Lyndon aime bien tes peintures. Elle aime bien tes toiles. Alors t’en profite. Un peu. Puis, tu te lèves, une fois la tâche exécutée, et tu retournes t’allonger. Sur son lit.

Et tes yeux se ferment, lourdement. T’es fatiguée. T’as envie de partir dans le monde de Morphée. C’est un beau monde, un monde que tu aimes. Où tu peux rêver de tout et de rien. Qui exhausse tous tes vœux. Où tu as des parents, des amis qui ne se disputent pas tout le temps, et un garçon qui t’aime. Tu souris doucement, et tu essayes de te laisser aller. De te laisser tenter par le sommeil, par cette sensation lourde que tu n’as plus le contrôle sur rien. Tu ouvres les yeux une dernière fois, observant la toile de la rose, et tu souris. Elle est belle cette fleur. T’aimerais pouvoir être cette fleur. Et tu te prends à réfléchir sur l’identité possible des ronces et des troncs d’arbres. Et tu trouves pas. Erin peut-être. Amie oublié depuis longtemps maintenant. Peut-être que les ronces sont une représentation d’une seringue. Et peut-être que les branches, c’est les lames tranchantes ? Non. Trop simple, trop rapide, trop direct. Analyse basique de psy de bas étage. Analyse rapide d’un regard inquiet. Ce n’est pas ton cas. Tu continues de regarder les ronces, les branches, et elles se sont ni des personnes, ni des objets, elles sont juste ta vie. Et tu es la rose, essayant de combattre un passé. Un présent aussi. Essayant d’y créer un futur que t’aurais choisi. Ce que tu as fait, ce que tu as pu faire, et même ce que tu fais maintenant ne décidera pas de ce que tu deviendras, au final. De celle que tu finiras par être.

Il manque quelque chose. De la couleur. T’as peint autre chose aujourd’hui. De coloré. En bleu. Foncé. Mais tu dois attraper ta baguette pour pouvoir l’accrocher au mur. Tu te baisses, doucement. Calmement, et tu tends ton bras, gracieusement. Mais non. De nouveau, dans la même position, t’as entrainé un livre qu’était sur la table de nuit avec toi. Puis un grincement de porte. Tu te tords le cou, quitte à voir la porte s’ouvrir, et n’est pas étonné lorsque tu vois Lyndon entrer. Elle est belle. Et toi, t’es par terre. « Salut Lyn. Quoi de neuf ? » Sourire innocent. T’as rien fait. T’es juste ridicule. Mais un bon ridicule. Un ridicule drôle. Amusant.
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MessageSujet: Re: je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol (lyn)   Sam 1 Aoû - 18:20


je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol
Invention moldue. Curiosité absolue. Un distributeur à boisson. C'est étrange. T'es restée là, le regard inquisiteur sur la machine infernale. T'es restée coincé dans le monde magique pendant tellement longtemps que t'es incapable de  comprendre le fonctionnement. Tu te colles le visage contre la parois transparente, lorgnant avec désespoir la boisson dont tu rêve de te délecté. T’imagines déjà, les bulles pétiller contrez la langue, puis l'explosion des saveurs contre palais. tu penches la frimousse et tu frappes, une fois deux fois contre la parois, espérant un miracle pour que l'on te livre ta précieuse boisson. Un raclement de gorge. Tu t'écartes. T'observes l'intrus opérer avec dextérité. Il glisse une pièce , une seule dans la fente que tu n'avais même pas vue, puis la boisson tombe dans le compartiment. Il n'a plus qu'à la cueillir. C'est simple. trop simple. Tu plonges ta main dans ta poche et tu la glisses dans la fente. Retour à l'envoyeur. Tu pestes. Tu grognes. Tu lâches un juron alors que ton pied vient furieusement frappé le distributeur. Un intrus. Encore. Il passe. Il glisse ça pièce. La boisson tombe. Tu ouvres la bouche et la referme alors que l'imposteur s'éloigne avec ton dû. Tu toises la machine en coin. Tu vas certainement pas la laisser t'avoir aussi facilement. Un regard à gauche, un regard à droite et un coup de baguette, la boisson tant désirée se trouvait entre tes doigts. Un sourire satisfait se faufile sur tes lèvres alors que tu tournes les talons, décidant de retrouver ton antre.

Tu te traînes dans les couloirs. Ton esprit s'évapore et tes pensées s'évadent. Tu as le temps. Tout le temps. Tu enroules une mèche de cheveux autour de ton index, distraitement alors que ta main tenant la canette de soda pend mollement le long de ton corps, suivant ton avancée et tes pas cadencée. Puis tu pousses enfin la porte de ta chambre. La voix de Winnie s'élève sans que tu ne la trouve. Salut Lyn. Quoi de neuf ? Puis ton regard échoue sur le sol. Tu as une moue dubitative alors que ta frimousse se penche, essayant de la faire paraître droite. J'ai réussi. Et tu lui brandis la boisson sucrée avec une fierté incommensurable. Evidemment, tu ne dis pas que tu l'as obtenue en trichant. Non. Tu as réussi. C'est tout ce qui devrait compter. Puis parce que tu le mérites bien, tu ouvres la canette, sans penser une seule seconde que le fait de l'avoir secouée dans tout les sens depuis que tu l'a extirpé de cet horrible distributeur va y changer quelques choses. Pchitt. Contenu qui s'évade se se répand sur la blouse que tu portes. Fais chier. Putain. Dialecte de sauvage. Élégance oublié. T'es pas une princesse. Tu as des mots vilains qui te sorte de la bouche. Alors tu poses la boite de conserve sur le meuble et tu te débarrasse de ton t-shirt avant de venir échouer sur le sol, avec l'autre cruche qui y est toujours. Tu te couches sur le dos contre le plancher. tu as le regard qui s'élève jusqu'à la toile. Winnie. Il y a son empreinte partout. Elle est sortie de sa zone de confort, mais c'est Winnie quand même. Tu connais son style. Tu connais l'empreinte qu'elle laisse sur ses tableaux. T'es à l'envers d'elle. Tête contre tête. Elle dégage ce je ne sais quoi... J'adore. Tu devrais penser à les exposer, elle mérite tellement plus que les surfaces de cette chambre. Extrait de douceur. Tendresse qui n'existe qu'à ses côté. Elle te fait du bien, Winnie.

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MessageSujet: Re: je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol (lyn)   Sam 1 Aoû - 22:01

JE SUIS PAS TOMBÉE, JE TESTAIS LA RIGIDITÉ DU SOL
Beauté blonde, sentiment entre l’étonnement et le rire. Elle se demande probablement ce que tu fais par terre. Une baguette, c’est ce qu’il te fallait. Et tu ne l’as même pas en main. Comme pour terminer, finir ton action, tu l’attrapes. Impossible de te souvenir pourquoi tu voulais l’attraper. Elle t’a coupé dans ton élan. Et tu ne lui en tiens même pas rigueur. Et puis, t’as oublié, ça devait pas être si important. Rapport avec ta peinture. Comme un peu près tout ce que tu fais. Art qui guide ta vie, qui la raconte et qui la vit avec toi. Art toujours à portée de main. Ou de vision. Rose blanche, toujours au-dessus de toi. Un coup d’œil à Lyndon, puis enfin des paroles. Surprenantes, étonnantes, tu t’attendais certainement à tout, mais pas à ça. « J’ai réussi. » Une réussite ? A quoi ? Pendant un instant, t’espère que ça a un rapport avec ses disputes fréquentes avec Deimos. Ils comptent pour toi. Autant l’un que l’autre. Et tu veux pas avoir à choisir. Jamais. Mais lorsque, fièrement, elle lève un soda, telle Jeanne d’Arc leva un jour son épée, tu es tiraillée en te cogner la tête jusqu’à t’évanouir ou rire pour te moquer gentiment d’elle. Jamais tu te moquerais de quelqu’un pour être méchante. Jamais. Et surtout pas de Lyndon. La belle Lyndon, la parfaite Lyndon. Alors, tu fais un peu des deux. Tu cognes une fois ton front par terre, le laissant collé là, et ton corps tremble de quelques soubresauts de rire. Mais quoique tu dises, t’es fière. Lyndon, une sorcière, utiliser un distributeur automatique. Moldu. C’est un progrès relativement étonnant.

Ton rire se calme, et tes yeux se relèvent vers la belle, ta main passant doucement dans tes cheveux pour les enlever de ton visage. Et c’est là que tu comprends. Le drame. Tu ouvres les lèvres, espérant pouvoir la prévenir, lui dire d’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Pschit caractéristique d’une canette qu’on ouvre. Et des bulles un peu trop contentes d’aller se balader sur les doigts de ton amie. Encore une fois, tu rigoles doucement. Erreur de débutante. Ou erreur de tête en l’air tout court. « Fais chier. Putain. » Finesse légendaire de Lyndon qui refait surface. Un sourire amusé de ta part. Un rapide sort de nettoyage sur le sol mouillé, puis du calme. Pendant un instant, plus rien. Juste toi, observant ta colocataire, ta Lyndon. Elle est belle Lyndon. Tu aimes te balader avec elle dans les couloirs, dans la cour, ou même dehors. Les gens ne te voient pas. Ils ne voient qu’elle. Étincelante et dérangeante. Bruyante et vive. Tu es celle qui est terne, calme, silencieuse et effacée qui est à côté. La cachée. Celle qui ne veut être vue. Celle qui disparait dans les pas d’une autre, bien mieux qu’elle. Tu es celle qui reste à côté, qui est présente, mais sans l’être. Celle qui préfère vivre dans l’ombre que dans la lumière. C’est pour ça que t’aimes marcher avec elle. La lumière, Lyndon, elle l’attire comme du miel attire les ours. Doucement, du mouvement, elle s’allonge à côté de toi. Ta tête et à côté de la sienne, et tu peux n’empêcher cette dernière de venir se rapprocher de celle de ta comparse, comme une habitude. Un besoin de la savoir à tes côtés. Ta Lyndon. Ta protectrice de toujours. Ta chasseuse de pensées noires et de démons du passé.

Pas de problèmes entre vous. Jamais eu de disputes. Jamais de sérieuses. Des petits trucs. Mais jamais importantes. Juste des pacotilles. Mais votre amitié. Toujours présente. Toujours amies, depuis tout ce temps. Elle t’a attendu pendant ces six mois. Elle t’a attendu. Elle. Elle est restée pour toi, elle s’est inquiétée. Tu le sais. Deimos aussi. Deimos t’a attendu. Lui. Tu tournes la tête vers ton amie, et elle regarde le plafond. Ta toile qu’elle regarde. La rose blanche. Les ronces. Les branches. Et ce qu’elle signifie, que même toi t’as pas encore trop compris. « Elle dégage ce je ne sais quoi… J’adore. Tu devrais penser à les exposer, elle mérite tellement plus que les surfaces de cette chambre. » Tu regardes de nouveau la toile, accompagnant Lyndon dans sa contemplation, essayant de comprendre son point de vue. Mais non. Non. Les exposer ? Pourquoi ? Exposer plaintes et tourments. C’est trop personnel. « Non. » Trop étrange. Une mise à nue complète de ta personne. A des personnes inconnues, peut-être mal intentionnées. « Ce serait trop bizarre de les exposer à du monde que je connais pas. C’est des parties de moi, tu comprends ? Ou des parties de gens que je connais, que j’ai… » Stop. Retour arrière. « Que je connais. » Oui, arrête-toi là. Fais comme si jamais tu n’avais prononcé le reste. C’est une bonne idée.

Tu fronces les sourcils et tu prends ta baguette. Un coup de poignet et la toile devient plus sombre, moins contrastée. Cette rose ne semble plus si blanche, plus si heureuse. Le rouge était trop présent. Tu as enlevé toute trace de rouge de la toile. Toute trace de bonheur pour cette rose. Assez de rouge. Trop de rouge, dans trop de tes toiles. Assez. L’air de rien, tu reposes la baguette, et continue à regarder la toile. La rose blanche a plus l’air si heureuse désormais. Elle te reflète un peu plus qu’avant.
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MessageSujet: Re: je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol (lyn)   Lun 3 Aoû - 23:13


je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol
Le rire éclate alors que son regard s'enfoui sur le sol. Tu l'prend pas mal, tu sais de quoi ça à l'air aux yeux d'une fille comme Winnie, une fille qui a connu ça toute sa vie. Un rire. Un nettoyage. C'est aussi simple qu'un coup de baguette magique, et pourtant, toi, tu le fais pas, tu en vois pas l'utilité. Et tu finis par échouer à ses côté, à scruter cette toile qu'elle à peinte à la couleur de sa sueur, simplement en animant tes pinceaux. Toi, t'es pas vraiment talentueuse, toi, tu as pas vraiment de don pour la peinture, mais tu sais au moindre reconnaître la beauté d'un tableau. Et même si la beauté est subjective, tu as la certitude que ces toiles à elle, elle plairait à tout le monde, oui, tu as la certitude que ces toiles à elle, ce sont de véritable œuvres. Il y a quelques choses d'authentiques dans tout ce qu'elle fait, comme si elle laissait une partie de son âme dans chacune de ses toiles. Non. Le mot résonne sur les murs de la chambre. Non. Evidemment. Non. Elle ne veut pas. Non. Elle refuse. Et tu peux pas t'empêcher de penser que c'est du talent gâché. Ce serait trop bizarre de les exposer à du monde que je connais pas. C’est des parties de moi, tu comprends ? Ou des parties de gens que je connais, que j’ai…  Que je connais Tes lèvres se pincent et tu la toises, cette poupée brisée par un homme. Il y a toujours quelqu'un. Homme ou femme. Toujours le désespoirs. Tu tournes la tête vers elle, tu las toises, quelques secondes, puis t'en reviens à son tableau accroché au plafond.

Tu fronces les sourcils. Les couleurs changent. Les couleurs explosent et se transforment. Un vulgaire coup de baguette magique et elle ruine cette toile magnifique. Tu sais qu'elle se laisse envahir par ses sentiments, parce que Winnie, elle aime pas foutre de sa magie dans ses œuvres, non, winnie, elle aime pas souillé l'art avec des artifices. Alors doucement, tu lèves ta main et tu viens saisir son poignet pour l'empêcher de faire un mouvement de plus. Tu veux pas qu'elle s'inflige ça. Tu veux pas qu'elle se laisse envahir par l'émotion et qu'elle le regrette par la suite. Tu veux pas qu'elle se gâche, ta Winnie. Elle est cette perle qu'il faut sauvegarder. Délicieusement sauvage. Pas violente, non, plus comme une bête apeurée qui se terre dans son trou, crevant de trouille à l'idée d'être débusquée. Winnie, elle a déjà trop vécu et tu veux la préservé encore un peu de ce monde bien trop cruel. C'est rien, ma douce, c'est rien, elles sont parfaites là où elles sont. Ta voix est douce, caressante. T'es maternelle. C'est peut-être la seule personne à te transformer de la sorte. Tu pivotes vers elle. Allongée sur ton flanc, ton coude se pose sur le parquet alors que ta main vient accueillir ta tête. Tu la toises, silencieuse, tu la toises curieuse. Tu m'apprendras à utiliser ce... Mh. Distributeur. C'est comme ça qu'on dit? Tu fronces le nez. Tu réfléchis. Tu t'avoues vaincue, puis, tu détournes un peu l'attention de cette foutue toile et de son art qui ne lui rappelle que le trou béant que Clarence à détruit dans son cœur. Tu lui en veux, à Calrence, de pas avoir su voir, de pas avoir compris que c'est ce dont Winnie avait besoin pour vous revenir. Tu lui en veut, parce qu'elle est en miette et tu peux rien y faire, son cœur, c'est la seule chose que tu peux pas préserver, que tu peux pas protégé. Et ça t'fait peur, de savoir qu'il a encore une emprise sur elle, de savoir qu'il pourrait lui infliger bien d'autre dégât.

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MessageSujet: Re: je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol (lyn)   Mar 4 Aoû - 0:18

JE SUIS PAS TOMBÉE, JE TESTAIS LA RIGIDITÉ DU SOL
Tu la regardes, poupée magnifique, allongée à côté de toi. Tu voudrais être elle. Elle est belle, elle est gentille, et elle dit ce qu’elle pense. Elle ose se montrer, elle ose s’ouvrir aux autres. Même si les résultats sont pas forcément bons, pas forcément bien, pour personne, au moins elle le fait. C’est pas ton cas. Toi tu dis rien. Parce que t’es une silencieuse, que t’oses rien dire, t‘oses pas faire ce que tu veux. Sauf sur tes toiles. Elles sont ce que tu voudrais faire mais que tu peux pas, que t’oses pas. Elles sont une partie entière de toi, celle qui s’exprime. Et c’est bien le seul moyen que t’ait trouvé pour le faire. Oh ça… t’es pas du genre à tout déballer à un mec juste parce que t’es énervée contre lui, ou… ou peut-être que si. Mais pas comme elle le ferait elle. Trop de rouge dans cette toile, trop de lui. Trop de cette homme toujours présent, constamment, qui refuse de s’en aller, de déménager. Pourquoi il irait pas squatter chez cette Yuki hein ? Il pourrait, il devrait. Mais il s’accroche, comme une sangsue qui veut te vider de tous tes sentiments, de toutes tes envies, de tout. Il veut que tout lui soit attribué, que tout soit pour lui, que tout soit à lui, mais sans rien donner en retour. Et c’est ce que tu fais, parce que t’as peur de le laisser partir, de l’y obliger, de le voir s’en aller autre part. Parce que sans lui, sans ce sentiment, tu pourras jamais tenir. Pas avec tout ce qui se passe en ce moment. Trop de rouge. Voilà, du rouge en moins. Ta rose ressemble plus à une belle vie qui prend le dessus, mais à un objet inanimé qui se fait bouffer par les ronces. Pas les emmerdes de la vie. Et tu t’en veux même pas d’avoir dégueulassé ta toile. Non. Parce que comme toutes les toiles que tu fais, c’est lui qui l’a inspiré, d’une manière ou d’une autre, et t’aimes pas ça, ça t’énerve, ça t’ennuie, ça te fout la rage. Et t’es pas une rageuse, t’es quelqu’un de calme. De cassé, de déchiré. De perdu. Mais t’es pas une rageuse, t’es le calme de la tempête qui se déroule autour de toi. Un truc digne de feuilleton américain. Des conneries. Et t’aimerais ne pas être énervée, contre aucun d’entre eux, t’aimerais pouvoir tous leur pardonner, t’aimerais pouvoir, vraiment. T’aimerais les laisser dans leur merde et les laisser s’en sortir eux même, mais t’as l’impression, la sensation, tu sais qu’un jour, tu seras impliqué, et tu veux pas, tu refuses que ce jour arrive. Alors t’enlèves le vert aussi, t’enlèves tout ce qui peut te relier à ce groupe avec lequel tu n’arrives plus à trainer sans apercevoir les regards. Frustration. T’es en dehors de ça toi, de tout ça. Et ça te tue. Parce que tu peux rien faire, t’es la quatrième roue d’un carrosse qui se pète la tronche dans un fossé. Un grand fossé. Dont t’es persuadée d’être la seule à pouvoir sortir après ça. Enfin… T’en sortiras oui. Si Clarence n’est pas le passager de ce carrosse, et qu’il ne te traine pas avec lui dans l’abime, un abime où tu veux pas aller. Pas avec lui. Pas avec quelqu’un qui t’a fait autant de mal.

Une main. Douce. Contre ton poignet. Et tu lâches ta baguette. Le flou devant tes yeux s’en va, doucement, et tu prends connaissance de ce qui vient de se passer. Et tu regardes la rose. C’est plus une rose. C’est plus rien. C’est de l’art abstrait. C’est inutile et ça ne signifie rien. Ce n’est pas toi. La légendaire Winnie. La calme et saine Winnie. Celle qu’a été six mois en cure de désintox. T’en as marre. Oui, t’es mignonne, oui t’es toute calme, toute chou, toute effacée. Mais t’as l’impression que pour certaines personnes, ça veut dire que t’as pas le droit de péter un câble de temps en temps. Merde à la fin. La baguette touche le sol dans un bruit qui te parait assourdissant alors qu’il n’en est rien finalement. C’est un petit bruit, une toute petite chose, une étincelle. Chance de ton côté qu’il y ait pas de gaz aux alentours. « C'est rien, ma douce, c'est rien, elles sont parfaites là où elles sont. » Voix douce. Ta respiration se stabilise. Continue de parler. Oh parle encore jolie fleur. Tu arrives à calmer mes pertes de consciences. Tu lâches la toile du regard, elle a plus aucun intérêt. Elle est affreuse. Comme toi. C’est fou comme elle te ressemble toujours. D’un autre point, mais toujours. D’une autre façon, mais toujours. Tu la sens, la tempête douce, se retourner sur le côté pour te faire face. Et tu voudrais faire pareil, mais tu peux pas. Parce que, tu l’aimes Lyndon, beaucoup. Mais avec ton train de pensée, avec en tête le malheur de tes amis, t’arrives pas à être heureuse. Pour elle. Pour toi. Pour eux. Pour votre groupe d’amis qui se dégrade, qui s’effrite. Oh, t’en as encore jamais vraiment entendu parler. Pas réellement. Mais t’as pas besoin de toi. T’es un peintre. Ton boulot, c’est de voir les choses, de les interpréter. De les raconter sur une toile vide. Une rose, une fleur. Deux assaillants. Et tu pourrais presque pleurer en comprenant le sens de ta toile que tu trouvais si jolie. Manquerait plus que les ronces se retournent contre les branches. Que la rose se dégrade, et meurt. Et tu mourrais avec elle. Tu mourrais avec Lyndon. Voix douce, qui te sort doucement de tes pensées. « Tu m'apprendras à utiliser ce... Mh. Distributeur. C'est comme ça qu'on dit ? » Et avec toute l’insouciance qu’on te connait, qui remonte en toi comme si elle n’avait disparue, comme une lunatique qui passe de peine, d’horreur à la joie, tu rigoles. Et t’oublierais presque que ce qui te fait le plus de mal, c’est que tu ne sois pas représentée sur la toile. Que toi, tu sois dehors. Peut-être que finalement, t’es pas la quatrième roue du carrosse. Peut-être que t’es la pierre qui finit de les briser. Mais tu passes cette pensée loin de toi, loin de son esprit, loin de tes pensées présentes et tu souris en regardant la rose. Lyndon. « Bien sur Lyndon que je t’apprendrais. Mais tu sais, c’est pas bien compliqué. » Tu souris doucement, et tu t’assois. T’as pas envie de rester allongé là. Décision prise, tu souris. Oui. C’est ça que tu vas faire. Tu prends la toile, tu fais apparaitre un chevalet, et tu poses la toile dessus. Tu sors tes pinceaux, ta peinture, et tu prends une inspiration. Tu commences à peindre, au-dessus de la peinture, et ta voix résonne, sans vraiment que tu réfléchisses à ce que tu avoues à ton amie. « Je vais la sauver cette fleur. Je te promets Lyndon que je te sauverais. »
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MessageSujet: Re: je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol (lyn)   Mar 4 Aoû - 13:54


je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol
Elle s'évapore. Poupée brisée. peintre désabusée. Calmée et bouleversée en même temps. Tu sens la tristesse et l’inquiétude qui la gagne, qui la ronge, qui lui perfore, mais tu le sais pas, toi, que tu es l'instigatrice de ce mal, parce que tu as foutu un sacré bordel dans sa vie, dans leur vie à tous. C'est pas ce que tu voulais. C'est ça le pire. T'es une garce qui s'ignore, une garce qui 'na aucune conscience du mal qu'elle fait et ce genre de garce, elles sont bien plus dangereuse que toutes les autres, parce qu'elles emportent tout sur leur passage. Et tu l'as emportés, même elle, même l'innocente Winnie que tu t'es jurée de protégé. Tu la toises, ta petite poupée, et tu lui sert des mots facile auxquels elle peut s’accrocher pour revenir, dans un rire presque trop lointain, trahissant les méandres dans lesquelles elle s'était embourbé. Elle est revenue, à toi et à cette rose gâchée. Tu fais pas encore le lien, non, t'es pas consciente qu'elle souffre pour toi, qu'elle souffre à cause de toi. Bien sur Lyndon que je t’apprendrais. Mais tu sais, c’est pas bien compliqué. Elle sourit, elle se redresse. Elle a toujours se soupçon de mystère lointain. Tu ne sais pas d'où ça peut bien venir. Tu la toises. peut-être un peu inquiète. La toile. le chevalet. Tu as peur qu'elle ne se heurte à ses sentiments, mais parfois, c'est la seule façon, puis elle est à 'labri dans cette chambre, tu la laisserais pas aller trop loin. T'es toujours couchée sur le sol. Sur le ventre cette fois. le menton coincée contre tes mains.Je vais la sauver cette fleur. Je vais la sauver cette fleur. Je te promets Lyndon que je te sauverais.

Quoi? Question rhétorique. Tu as très bien entendu. Incompréhension. Suspicion. Perdition. Qu'est ce qu'elle veut dire? T'es perdue. Tes sourcils se fronce alors que tu restes, obnubiler par cette voix provenant d'ailleurs. Qu'est-ce qu'elle veut? T'es pas perdue. T'es là, juste là. T'as pas besoin d'être sauver, tu as bien. Non. Tu sais bien que ce n'est pas vraie. Tu sais bien qu'elle a raison, mais ça te fait bien trop mal de l'admettre. Winnie est pas conne. Winnie est pas folle. Elle voit ce que tu ne dis pas, oui, parce qu'elle voit dans tes silences bouleversés ce qui trouble ton cœur. Tu as le cœur en alerte. il bat, irrégulièrement contre ta poitrine. battement incandescent et douloureux. Ton cœur se détraque. Il supporte plus tout ce que tu lui infliges. Tu t'es redressé, assises sur le sol tu la toises avec une curiosité effrayé. Parfois, tu préférerais qu'elle soit conne Winnie. Parfois, tu voudrais qu'elle soit pas aussi bienveillante. Qu'est ce que tu veux dire par là? Tu le sais, non, ce qu'elle eut te dire? Ah non, c'est vraie, tu sais pas la moitié parce que tu es aveuglé par la facilité et que tu as pas voulu voir un certain nombre de chose. Le jugement est arrivé, Tu vas enfin expier les fautes que tu as commises et les amitié que tu as gâchée. T'es pas une belle personne. Tu le sais déjà un peu, mais tu vas découvrir toutes l'atrocités de ton monde. T'es bouleversée? Attends de savoir à quel point tu les as tuiné l'un et l'autre, attends de savoir à quel point tu as tout détruit, toi et tes beaux yeux pleins d'innocence. Tu devrais pourtant le savoir, il n'y a jamais rien de simple... t'y avais pourtant cru lorsqu'il t'avait entraîné dans sa chambre, persuadée qu'il y aurait rien qu'un ou deux orgasme et la jouissance d'un seul instant passé ensemble. T'y avais cru, jusqu'à ce que tu retrouves les lèvres collées à celle de Deimos, contemplant la culpabilité qui te ronge les entrailles. Tu as beau pas être avec lui, réellement, officiellement, tu lui appartiens depuis que ton cœur est tombé pour lui. Alors d'une certaine façon, tu l'as trahi...E t avec son meilleur ami. C'est jamais simple, tu le savais, non?

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MessageSujet: Re: je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol (lyn)   Mar 4 Aoû - 17:30

JE SUIS PAS TOMBÉE, JE TESTAIS LA RIGIDITÉ DU SOL
Phrase prononcée sans arrière-pensées, vraiment. En réalité, tes pensées premières y sont exprimées. Mais des pensées secrètes, des pensées que t’aurais dû garder pour toi. Lyndon, ta rose, tu veux pas parler de ça avec elle, pas maintenant, pas tout de suite, pas alors que votre entrevue avait si bien commencé, si drôle. Moment de repos pour ta rose. Mais il a fallu que tu viennes tout gâcher avec quelques mots. Pourquoi t’es comme ça ? T’es pas celle qui blesse normalement, t’es la blessée. C’est ton rôle. Pourquoi tu gardes pas ton rôle ? Ne jamais sortir de son rôle, c’est la première règle que t’apprends aux acteurs que tu diriges dans ton option. Pourquoi diable est-ce que t’es incapable de t’en tenir à tes propres règles, hein ? Saleté ! Tu continues de peindre. Avec un peu de chance, elle relèvera pas, elle comprendra pas, elle entendra pas. Avec un peu de chance, elle continuera à parler du distributeur automatique, et vous pourrez aller vous commander un soda chacune. Avec un peu de chance, avec un peu d’espoir, rien de ça ne serait arrivé. L’obstacle sur la route, celle qui finit de briser le carrosse. Rôle merdique. Celle qui subit, la passagère du carrosse peut-être, elle mourra dans l’accident. Et l’observatrice ? Mourra de culpabilité. Quels beaux choix. Si seulement, y’avait une quatrième roue, si seulement pouvait exister une fille parfaite pour lui, une fille qui ne lui briserait pas le cœur. Alors il y aurait quatre roues, et toi t’aurais toujours une place agréable, où que tu sois. En tant qu’obstacle, ils pourraient te rouler dessus, mais au moins eux serait sains et saufs. En tant que passagère, ils n’auraient pas d’accidents, et en tant qu’observatrice, tu n’aurais rien à te reprocher. Mais non, ça ne marche pas comme ça. La belle rose a attirée tout le monde à elle. Et ils sont tous en train de faner, de mourir, de se briser. Comme sur ta toile. Tes poignets commencent à s’agiter lorsque la voix de Lyndon résonne. « Quoi ? » Oh tu ne réagis pas, tu ne relèves pas. Pourquoi est-ce qu’elle ne pensait plus au distributeur automatique ? Pourquoi est-ce qu’elle n’est pas sourde ? Tu continues de peindre, comme si elle n’avait rien dit, comme si elle n’avait pas relevée. Peut-être qu’elle va laisser tomber, peut-être que quand elle va voir que tu lui réponds pas, elle va arrêter de se poser des questions sur ce que t’as dit. Peut-être qu’elle va… Peut-être qu’elle va commencer une bataille d’oreillers ou aller dormir. Mais qu’elle ne relève pas. Qu’elle ne continue pas sur ce chemin défoncé, ce chemin où elle ne risque pas de sortir indemne. Parce que tu veux pas la blesser. Et qu’en même temps, tout est de sa faute. Et que tu pourras pas parler de toute cette histoire sans la blesser elle. Et que tu veux pas la blesser. Tu le veux pas. T’as pas ce rôle. T’es pas celle qui blesse, t’es celle qui finit blessée. C’est ta phrase, c’est toi, que jamais tu ne l’oublies. Jamais.

« Qu'est ce que tu veux dire par là? » Évidemment qu’elle va pas passer à autre chose. A qui pensais-tu parler ? Tu poses doucement le pinceau, et tu regardes la rose à moitié repeinte. Le côté le plus blanc, le plus joyeux, comme tu voudrais que Lyndon soit, redevienne. La Lyndon que tu connais, que t’as l’habitude de fréquenter. Puis l’autre, que t’as pas eu le temps de sauver, celle qui se tient avec toi dans cette pièce, à ce moment précis. Celle que t’as l’impression de pas pouvoir atteindre, de pas pouvoir attraper dans une chute libre qui finira pas la briser totalement, une chute dont elle ne pourra pas se relever. Dont personne ne pourra se relever. Et tu veux pas de ça, non, ça te ferait trop peur, ça te ferait trop de mal. Ça te laisserait seule. Tu te mords les lèvres, réfléchissant à ce que tu vas bien pouvoir lui dire. Et finalement, tu fronces les sourcils, tu vas rien lui dire, pas vrai ? Ce serait mieux si elle comprenait pas elle-même, pas vrai ? Alors tu fais apparaitre un deuxième chevalet, et tu l’invites silencieusement à s’y assoir. Tu vas la sauver cette rose. Tu t’attaches les cheveux en un chignon mal fait, et tu allumes de la musique calme, apaisante, classique. Et tu peins, et tu redonnes de la vitalité à la rose, de l’éclat, qui éblouit les ronces. Et les ronces, tu leur remets du piquant, mais aussi de la vigueur. Et enfin les branchages, dans le fond, dissimulées dans l’ombre, éboulis par la rose, mais qui n’empiètent plus, qui sont comme si elles n’avaient jamais empiété. Et tu poses le pinceau, ça t’a pris une demi-heure. Et tu regardes Lyndon, et tu te lèves. Et tu la fais partir de l’autre siège, devant l’autre chevalet, et tu t’y assois. Et tu prends une grande respiration, parce que tu sais ce que tu t’apprêtes à faire, et que t’as absolument aucune sorte d’idée de comment elle va réagir. Aucune. Absolument aucune. Tu prends les pinceaux, tu fermes les yeux, et tu commences à peindre. Quarante-cinq minutes, et tu t’arrêtes. T’es pleine de peinture, et la toile devant toi n’es pas terminée. Tu n’es pas sure que tu la finiras un jour. Et puis surtout, tu pleures. Depuis un quart d’heure environ. Les larmes coulent de tes yeux, doucement, sans aucun bruit, comme une partie de la création. Une partie de l’œuvre. L'artiste et sa pièce, l'artiste et sa peinture. Une œuvre en soit. Alors c’est ça ta place sur le tableau ? Observatrice ? Incapable d’intervenir ? Juste capable de réaliser ce qu’il se passe, de le retranscrire ? Tu ne regardes même pas Lyndon, tu ne sais même pas si elle est restée. Mais elle est devant toi maintenant, pas terminée, il manque les couleurs, il manque la joie, il manque ce qu’il manque en vrai. Pourtant ils sont là tous les trois. Un personnage central qui éblouit les deux personnages autour. Des personnages vides de sens, mais une toile qui en dit long. Tu les sépares Lyndon. Tu nous sépares. Je ne suis même pas sur la toile. Parce que tu as pris leur attention. Tu renifles. Premier réel signe que tu es en train de pleurer. Tu poses le pinceau et tu te remets à fixer la toile. Wissem a l’air si triste, si mal. Et Deimos, le joueur Deimos a l’air si sérieux, et pourtant si peu. Et Lyndon qui éblouit, insouciante de ce qu’elle fait, de ce qu’elle provoque. « J’suis désolée Lyndon… » Tu t’excuses pour la toile. Ca a rendu tout ça si réel, si vrai. Tu voulais pas que ce soit vrai. Mais maintenant, c’est sur la toile, c’est arrivée, ça s’est passé. La déchirure. La douleur. Les pleurs. Ceux des protagonistes. Ceux de l’observatrice.
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MessageSujet: Re: je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol (lyn)   Mer 5 Aoû - 1:33


je suis pas tombée, je testais la rigidité du sol
Réponse silencieuse. pensée tonitruant. Elle te colle au tabouret et tu ne comprend que trop bien l'étendue des dégâts que tu as causé. Tu as une boule au ventre, une boule putride, dégueulasse et suintante. Tu as chaud et froid en même temps. Tu t'sens mal, nauséeuse, tu comprends pas bien ce qui est ent train de te tomber dessus. Elle peint et tu te torture à te regarder cette fleur... Toi. C'est comme ça qu'elle te voit? Et l'écho de leur voix si familière qui te traite de pute. C'est vraiment ce que t'es alors? une pute. La fleur reprend vie. Elle resplendit. Belle en apparence, mais ses racines sont rongées par la laideur. Tu scrutes les couleurs. Maudites couleur, pareille à du maquillage. Elle te déguise. Puis elle se stoppe pour te changer de tabouret et prendre place fasse à la toile vide. Les larmes te montent aux yeux et le feu de brûle les joue alors que tu contemple ses mouvements faire naître l'oeuvre la plus cruelle que tu n'ais jamais contemplé. Et tu as peur de comprendre, tu as peur de reconnaître ses traits familier déformé par son art. T'es obnubiler par cette toile, cette peinture douloureuse qui te dépeint comme une monstrueuse sirène, assoiffée de sexe, nymphe égoïste qui détruit tout sur ton passage, qui gâche tout et vire Winnie de la toile. D'ailleurs tu la vois pas Winnie, parce que t'es au prise avec tes propres émotions. Tu as du mal à respirer. la main se crispe contre ta poitrine alors qu'une douleur perfore ton cœur meurtri. Winnie s'agite, mais c'est trop tard, tu as déjà compris. J’suis désolée Lyndon… Tu te redresses, tremblante. Tu la regardes pas. T'en es incapable. tu te redresses et le tabouret tombe dans un vacarme fracassant. Tu tremble, tu t'avance de cette monstrueuse toile. Et tu passes la main sur la peintre encore humide, tu la gâches.

Et tu la regardes toujours pas Winnie. Pourquoi tu t'excuses... Si c'est ce que tu penses. Froide, lointaine et pourtant brisée. Ton corps tout entier bouillonne d'une colère ingérable. Tu te sens conne, tellement conne d'avoir rien vu, puis tellement conne d'avoir cru que t'étais plus qu'une beauté éteinte. C'est tout ce que l'on voit quand on te regarde. Des cuisses à écarter. On en revient toujours aux mêmes insultes. T'es une pute. T'es une trainée. T'es qu'une vulgaire prostituée. Tu as envie de pleurer. Tu as envie de hurler. Tu peux pas retrouver Deimos, non, qu'est ce que tu lui dirais? Winnie l'a dis, ou plutôt montré, tu l'as gâché. Wissem aussi. T'es plus certaine de pouvoir un jour le regarder dans les yeux. Ils sont les deux hommes de ta vie, ceux pour qui t'auraient tout donné. Différemment, mais important. Deimos est l'unique. Wissem est... Wissem est... Spéciale. Particulier. D'autant plus depuis que tu t'es réveillé dans ses bras. Et ça te fait mal. Tu veux plus les voir, jamais. Tu leur as déjà fais tellement de mal, tu veux pas en rajouter. Et tu te sens conne. tellement conne. Tu recule de cette toile. Tu as de la peinture sur les doigts, que tu frottes de tes mains tremblante contre ton short en jeans. merde. Et tu trembles. Tu pleures. j'vais sortir de leur vie, t'inquiète pas. tu recules, t'enfiles maladroitement un t-shirt trop large que tu noue contre ton ventre. malhabile et perdue. Tu la regardes pas. Tu penses pas correctement. Tu as mal. Tellement mal. Et tu as la curieuse impression que rien n'ira jamais plus. Ta faute, uniquement ta faute. Mais tu te trompes, j'suis pas cassée Winnie, j'suis pourrie depuis toujours, c'est jsute que personne veut le voir. La porte qui claque. Tu te barres. Tu fuis. Tu sais pas où. Tu veux te heurter à la solitude et au silence de ta compagnie. T'façon ta personne. Personne de réel. Ton monde s'écroule et c'est de ta faute. T'es une mauvaise fille. T'es pas une belle personne.

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