Partagez | 
 

 elle est belle, ma douleur (clarence)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
PSEUDO : pudding morphina.
AVATAR : jena goldsack.
DC : run.
MESSAGES : 304
CREDITS : © pudding morphina.
ARRIVÉ LE : 26/07/2015
ÂGE : vingt et un ans.
COTE COEUR : célibataire au coeur brisé.
SANG : sang impur, sang souillé, sang rouge, sang moldu.
CURSUS/ANNEE : troisième année en étude d'art.

MessageSujet: elle est belle, ma douleur (clarence)   Jeu 30 Juil - 19:56

ELLE EST BELLE, MA DOULEUR
Des couleurs, peu, mais présentes, sur une toile noire. Les personnes présentes la regardent avec un intérêt certain. Et des questions pleines la tête. Tu n’es pas de ces peintres prétentieux qui pensent qu’une œuvre ne doit jamais être vue avant d’être terminée. Au contraire. Tu as tendance à dire que le meilleur d’une toile, son apogée niveau artistique, est au milieu de sa confection. Lorsque l’abstrait rencontre le concret. Que l’esquisse rencontre le définitif, et que le crayon papier rencontre la peinture. Ton poignet est souple, et il semble comme danser sur les millimètres de la toile que tu souhaites colorer. Du rouge. Rouge rubis. Tu essayes d’abstraire leur questionnement, derrière toi. « Pourquoi peint-elle avec sa main ? Elle n’utilise jamais sa baguette ? » Non. Triche. Facilité. Lorsque l’on parle peinture, ce sont des termes inconnus pour toi. Tu peins avec des pinceaux moldus, et une technique moldue, perfectionné lors de ton voyage de six mois dans le monde de la réhabilitation. Pendant les cours, évidemment, c’est différent. Tu utilises la technique que les professeurs veulent que t’utilise. Mais tu t’ennuies. Tu t’exprimes moins. Pour toi, ce n’est pas de la peinture. C’est jouer les faussaires. « Il parait qu’elle a essayé de se suicider. » Rumeur âcrement habituelle à tes oreilles. Tu ne relèves pas. Tu ne relèves jamais. A quoi bon ? Ils ont raisons après tout. Peut-être pas intentionnellement, mais tu te tuais à petit feu, doucement.

Maintenant, c’est lui qui le fait. Qui te tue à petit feu, à son bras cette petite innocente. Car elle a l’air de l’être, innocente. Qu’est-ce qu’elle fait avec lui ? Qu’est-ce qu’il fait avec elle ? Ils ne s’accordent pas, ça n’a aucun sens. Aucun. Qu’est-ce qu’ils font ensembles, pourquoi elle ? Pourquoi il a pas attendu ? Pourquoi pas toi ? Une main posée sur la tienne, un sourire que tu connais, chaleur rassurante. « Calme-toi Winnie. » Elle est là, toujours quand il faut. Elle te connait, toi, et tes questionnements qui tournent vite aux problèmes. Toi et ton hyper-sensibilité. Surtout depuis ton retour. Tu lâches le pinceau, qui tombe sur la table avec un fracas qui te parait écrasant. Mais qui n’est en réalité que minime. Retour difficile à la réalité, voile qui se soulève d’yeux emplis de perles salées prêtes à couler. Des chuchotements, évidents. « Vous avez vu ? » « Sa main tremblait ? » « Vous pensez qu’elle allait pleurer ? » Blablabla. Les chuchotements passent sur toi comme de l’air. T’as appris à les ignorer. Heureusement qu’elle était là. Tu lui souris faiblement, récupère le pinceau, et recommence à peindre. Et les gens arrêtent de blablater, te regardent. Certains amusés par cette moldu qui peint comme le font ces moins que rien sans pouvoir magiques, d’autres émerveillés parce que tu fais sans baguette. Les sentiments que tu transmets. La peine, la douleur, l’amour volé.

Lyndon est parti. Son rôle est terminé, toi tu continues de dépeindre la vie telle que tu la vois. Morose, mais joyeuse, malheureuse, mais heureuse, douce, et pourtant si agressante. Doux contraste que tu fais ressortir, dans toutes tes toiles. Elles sont toutes ici, dans cette pièce. Certaines, tu les a donné. Lyndon a celle avec Erin, Deimos celle de l’orphelinat. Mais c’est les seules personnes qui en ont une. Les autres, les gens peuvent les observer en venant ici, dans cette pièce. Le pinceau vole, ton poignet le dirigeant, continuant son œuvre. Des touches de rouges, un peu de jaune, beaucoup de bleu. Un peu de marron, de nouveau du rouge. Rouge Rubis. Mais tu t’arrêtes. Ta concentration recherche les chuchotements, recherche le blabla incessant. Mais rien. Tu te retournes, il n’y a plus personne. Tu ne les as pas entendus sortir. L’horloge au mur. Oh, c’est une heure de cours, ils sont partis. Travailler. Tu devrais, toi aussi. Ou tu risques de te faire réprimander. Mais tu regardes la toile. Elle n’est pas terminée. Et tu dois la terminer. Alors tu reprends ton pinceau. Et puis, louper un cours de peinture… Tu ne le loupes pas vraiment. Tu le fais à ta manière. Des touches de rouge, un peu de jaune, beaucoup de bleu. Un peu de marron, de nouveau du rouge. Rouge rubis. Rouge sang ?

Puis rien. Un dernier coup de pinceau. Nouvelle œuvre à ajouter à la collection, mais rien de bien intéressant. Encore une toile qui exprime ta douleur. Ta solitude retrouvée. Ta jalousie, verte et dégueu. Tu te lèves doucement, les genoux tremblant, et tu prends du recule. Encore lui. A croire que tu n’arrives pas à arrêter de le peindre. Il est ancré dans ta mémoire. C’est pas une bonne chose. De près, tu ne voyais que des points, que des couleurs, des courbes. De loin, c’est son dos, ses cheveux. Rouge rubis. Bien sûr. Tu la poses à côté des autres de lui. C’est les seules que t’accroches pas au mur. Parce que celles-ci, elles sont douloureuses, personnelles, et que c’est les tiennes. Déjà lui, tu le partages, et tu veux pas. Alors pas question que tu partages son image. Coup de baguette pour ranger, nettoyer, et recouvrir le chevalet. Puis tu finis par sortir de l’atelier. Au moment de poser un pied dehors, tu t’arrêtes, nette. Tu tournes la tête. Rouge rubis. « Qu’est-ce que tu fais là Clarence ? » Encore lui. Toujours lui. Pourquoi est-ce qu’il est là ? Il est pas avec sa nouvelle victime ?
(c) AMIANTE

_________________

hautes lumières

parce que certaines fois, de terribles idées nous prennent:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
PSEUDO : magical girl
AVATAR : thomas mcdo
MESSAGES : 47
CREDITS : gentle heart
ARRIVÉ LE : 21/07/2015
ÂGE : 23 ans
COTE COEUR : la rongeuse. la bridée. la droguée.
SANG : la pureté dans ses veines.
CURSUS/ANNEE : cursus de sport, cinquième année.
Age : 21

MessageSujet: Re: elle est belle, ma douleur (clarence)   Mar 4 Aoû - 9:50

ELLE EST BELLE, MA DOULEUR
La silhouette cherche à s’enfuir alors que le sol se dérobe sous les pieds nus de Clarence. La silhouette longe les murs, il la voit rire mais les notes ne sortent pas. Le paysage est muet. Le sol se dérobe plus vite et elle s’en va, trop rapide pour le français. Il est essoufflé, cherche sa baguette, ne trouve rien. Au loin, une porte ouverte donnant sur un paysage noir comme l’encre. Il crie mais aucun son ne sort ; chaque semble être aspiré par ce monde qui se décompose. La silhouette, il ne sait pas qui elle est. Pourtant il crie Winnie. N’y va pas, Winnie. Et sa voix n’est pas portée. Il continue de fouler les morceaux de sol qu’il reste au-dessus des ténèbres. Soudain, la voix perce le silence, elle appelle au secours une dernière fois avant que son corps ne se fasse happer par la masse lumineuse sortie du portail obscur.

« Winnie … » dit-il en se redressant, dégoulinant de sueur, dans son lit d’étudiant. Cependant Morphée n’en avait pas fini de titiller son subconscient, une paire de mains s’accrocha à ses pieds, un trou noir se creusa dans les draps. Il tenta de saisir les doigts qui disparurent au moment où il établit le contact. « Winnie … » répéte t-il en se frottant les yeux. Pathétique. Il était pathétique. Il vérifie qu’il n’a alarmé personne avec son petit manège cauchemardesque. Foutus états d’âme, foutues conneries qu’il n’a su réparer en temps et en heure –oh tout le monde lui en veut de n’être qu’un pauvre incapable, lâche, idiot, joueur. Puisque Clarence veut tout et rien en même temps, puisqu’il veut les cœurs et les corps en oubliant sans cesse que l’être humain est fait d’un cristal délicat. Parfois il en vient à se dire que peut-être … peut-être devrait-il se laisser emporter par sa propre chute. Qu’il puisse toucher le sol une bonne fois pour toute. Se briser le crâne et disparaître aux yeux de tous, à ses propres yeux. Devenir une ombre de plus dans ce monde de verre. Tout est si fragile.

Il ne sait pas trop s’il doit continuer de tourner en rond dans son dortoir. Prendre son balai. Aller voir Yuki pour palier à la solitude –encore et toujours cette solitude qui le ronge, qu’il soit entouré ou pas. Personne pour recoller les morceaux et remplir le bout manquant, celui qui n’a jamais existé –le bout qui représente la solitude perpétuelle dans laquelle Clarence se sent plongé. Cette solitude qui altère ses sens et ses sentiments. Cette solitude qui porte masques et costumes –Vi, Yuki, elle, lui, eux. Et l’âme torturée ne saurait trouver le courage de mettre un nom sur le visage qui a su commencer le travail –recoller des morceaux, les défaire, remplir le vide, polir les pointes trop aiguisées.

Autour de lui, les murs se rapprochent –il doit sortir. Cette sensation d’être inexistant dans un monde si peuplé aura raison de lui –et la solitude viendra lui débarrasser de ses organes un par un en commençant pas ce qu’il reste de son cœur. Il met sa veste rubis par dessus des vêtements banals. Il respire profondément, passe une main dans ses cheveux. Il ira où ses jambes le porteront. Probablement encore au mauvais endroit. Il tripote sa baguette, lance quelques sortilèges lumineux pour se distraire. Des papillons, des oiseaux, des faisceaux lumineux aux couleurs de l’arc-en-ciel sortent de sa baguette. Ils font penser à Vi, ces faisceaux. Les oiseaux sont comme une Yuki en embuscade derrière les rideaux du dortoir. Les papillons virevoltent, comme une Winnie posée sur le sol, poupée de chair, sur la pointe des pieds, les lippes qui bougent sans que les sons n’en sortent. Et il a le sourire qui tire sur ses muscles encore assoupis. Il sait qu’elles finiront toutes par le détester. Pas forcément parce qu’elles ont le cœur brisé d’amour –mais pour d’autres choses. Vi le hait déjà. Vi l’attend au détour des couloirs pour lui cracher au visage. Vi lui lance des décharges électriques avec ses yeux. Et Yuki se désintéresse de sa présence, devient muette, devient pantin. Alors il se retrouve seul face à cette solitude qu’il fuyait par tous les moyens. L’épuisante solitude.

Le pas tranquille, il se rapproche de l’atelier. Il a passé des heures ici –regarder les pinceaux caresser la toile, regarder Winnie caresser la toile. Et toujours ce regard empreint d’une passion dévorante. L’artiste et son précieux. L’art est beau. L’artiste est belle. L’artiste est fascinante et ses couleurs n’ont jamais la même teinte –l’artiste est changeante et Clarence la trouvait toujours bien plus intéressante. Et pourtant il l’a poussée dans un gouffre, à l’abri de son regard. Depuis, l’artiste évite son spectateur favori, ce spectateur qui n’a jamais su quel était son rôle véritable –spectateur éphémère ou éternel fanatique ?

La voix s’élève derrière lui.  « Qu’est-ce que tu fais là Clarence ? » Lui viennent à l’esprit les mots vrais. Je suis la pleureuse, je viens pleurer un passé que j’ai laissé devenir passé. Je viens me lamenter auprès d’un endroit que j’ai aimé fréquenter. Je viens piétiner des souvenirs acides qui me perforent l’être. « Je passais juste comme ça … » dit-il innocemment en haussant les épaules. Sa voix ne tremble pas –Clarence n’a jamais eu la voix qui tremble. Clarence a toujours su parler les mots quand il le fallait. Pourtant ces derniers temps, son éloquence avait pris un sacré coup. « Ça fait longtemps que … qu’on s’est pas vus. » ajoute t-il en faisant voler les papillons autour de Winnie. Comme si tout allait s’arranger. Comme si tout était normal –Winnie revient, il n’a attendu rien ni personne et l’isolation a poussé son cœur a faussement aimé d’autres. Alors il revient vers Winnie. Il revient comme un idiot. Espérer. Elle a tellement de chose à lui raconter … « Comment tu te sens ? » oups. Il se mort la langue. Stop. Dégage.
(c) AMIANTE

_________________

coeur houleux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
PSEUDO : pudding morphina.
AVATAR : jena goldsack.
DC : run.
MESSAGES : 304
CREDITS : © pudding morphina.
ARRIVÉ LE : 26/07/2015
ÂGE : vingt et un ans.
COTE COEUR : célibataire au coeur brisé.
SANG : sang impur, sang souillé, sang rouge, sang moldu.
CURSUS/ANNEE : troisième année en étude d'art.

MessageSujet: Re: elle est belle, ma douleur (clarence)   Mar 4 Aoû - 16:31

ELLE EST BELLE, MA DOULEUR
Trop de rouge. Toujours trop. Va-t’en, pars ! Pourquoi tu restes ? Pourquoi t’es toujours là ? Devant toi, comme s’il ne pouvait se détacher. Et comment t’es censé l’oublier toi s’il continue de venir te voir, toujours sur ton chemin, sans arrêt. S’il se trouve toujours devant toi. Dans tes pas. Comment t’es censé continuer à avancer, l’oublier. Tout le monde te le dit. Oublie-le. Oublie-le Winnie, il te mérite pas, il mérite pas tes larmes. Oublie-le ? Et comment ? S’il continue à débarquer dans ta vie comme si c’était sa pace ! Bien sûr que c’est place. Ça l’a toujours été. Mais s’il ne veut pas l’occuper, alors il doit la laisser à quelqu’un d’autre. Le problème, c’est qu’il l’occupe qu’à moitié. Comme s’il voulait la sauvegarder, l’occuper, mais sans avoir à faire ce qu’il faut pour. Et tu le hais pour ça. La situation a l’air tellement facile pour lui. Mais il est avec quelqu’un d’autre qui partage ses joies et ses peines. Alors qu’est-ce qu’il est fait là maintenant ? Pourquoi il est en train de donner de son temps à cette belle fille. Cette voleuse. Six mois. Il aurait attendu six mois et tout ça n’aurait même pas lieu d’être. Pourquoi il a pas attendu ? Pourquoi il s’est obligé de trouver quelqu’un d’autre ? T’es donc si facile à remplacer ? Évidemment que tu lui demandes ce qu’il fait là. Parce que t’as besoin d’une réponse, t’as besoin qu’il te dise qu’il veut rester, pour toujours, qu’il veut plus partir. Oh oui, t’aimerais qu’il te dise qu’il n’est plus avec cette Yuki, que la place est vide, chez lui aussi. Que tu retrouves ta juste place. Pourquoi il y a le droit et pas toi hein ? C’est censé fonctionner comme ça ce truc qu’ils appellent l’amour non ? Une place dans la vie, l’esprit, le cœur l’un de l’autre, non ? Une place particulière, la place de l’être aimé. Et chaque personne a qu’une place pour ça, pas vrai. Alors qu’il te la laisse, ou qu’il s’en aille de la tienne. Tu souffres trop. Ça te fait trop de mal. Mais bien sûr, tu lui montrerais pas à lui. Non, ça lui ferait bien trop plaisir. Ça lui montrerait qu’il compte pour toi. Que tu as de la peine. Qu’il t’a pas attendu, et que ça a fini de te détruire alors que t’allait mieux. T’allait tellement mieux. Il a tout détruit avec une phrase. Et un geste. Juste une phrase. Je t’ai remplacé, qu’elle signifiait. Et il a tout détruit. Tu es celui qui m’a donné du courage, celui pour qui j’ai fait tout ça. J’étais bien, seule à me détruire. Mais je me suis dit qu’il fallait que je change. Pour toi. Et il t’a remplacé. Comme si tes efforts avaient étés de trop. Peut-être que t’aurais pas du. T’aurais peut-être d te laisser mourir, doucement, breuvage transparent coulant dans tes veines. Breuvage interdit et dangereux. Et tu pourrais replonger, juste pour lui montrer, juste pour lui prouver que tout est de sa faute. Mais tu le feras pas. Parce qu’alors, tu n’auras plus personne pour qui remonter. Et tu finiras ta vie dans les caniveaux, à vouloir voir toujours plus haut.

« Je passais juste comme ça … » Alors continue, passe ton chemin, et pars loin de moi. Tu hoches la tête. Qu’est-ce que tu peux faire d’autre ? Bien sûr qu’il n’était pas venu te voir toi. Quelle conne d’avoir pu penser un truc pareil ? Je voulais te voir, m’excuser. Doux mots que t’entendras jamais, pas vrai ? Mots ultimes pour une âme déchirée. « Ça fait longtemps que … qu’on s’est pas vus. » Tu crois ? Tu hoches de nouveau la tête. Parce que, qu’est-ce que tu veux faire d’autre ? Qu’est-ce que tu peux faire d’autre ? Pense-t-il réellement que tu vas juste commencer une conversation avec lui comme si de rien n’était ? Pauvre naïf. Naïf profiteur. Tes yeux sont absorbés par le sol. Il est beau, le sol. Au moins, on peut lui faire confiance au sol. Il ne va pas partir, du jour au lendemain. Et si tu pars six mois, il sera toujours là à ton retour. Mais le sol n’est pas humain, le sol n’a pas de cœur. Le sol n’est pas un « quelqu’un ». T’oses pas regarder devant toi, t’oses pas le regarder lui. Parce que t’as pas envie qu’il voit que t’es mal, que t’es faible, qu’il te fait du mal, qu’il te blesse. T’as pas envie qu’il comprenne tout l’emprise qu’il a sur toi. Et quelle emprise ! Il est tout le temps-là, quelque part dans tes pensées, dans tes toiles, toujours présent. Pourquoi t’es là ? Pourquoi tu restes ? Pas que tu voudrais qu’il s’en aille. Non. Ça te déchirerait qu’il s’en aille. Mais alors qu’il se taise. Ce serait bien. Qu’il reste juste là, sa présence, ton bien-être. Ses paroles, ton désarroi, ta douleur. Quelle douce, amer, douce contradiction. « Comment tu te sens ? » Tes yeux se relèvent vers lui. Comment ça comment tu vas ? Mal. T’es bouffée de l’intérieur, et tout le monde le sait. Tout le monde l’a vu. Lyndon, Wissem, Deimos, tout le monde, tous les gens proches de toi l’ont vu. Et lui non ? Peut-être qu’il ne t’a jamais vraiment connu alors ? Tu lui souris. Un sourire triste, empli de ressentiment. T’as pas envie de crier, ça sert à rien, juste à vous gâcher l’ouïe. Et tu dis rien. C’est la meilleure réponse. Rien dire, le laisser lire. Sur ton visage, le faux sourire, les yeux brillants de larme, et les petits reniflements occasionnels. Et le haussement d’épaules. Les talons qui tournent sur eux même. Et ton dos. Regarde le ce dos Clarence, ce dos qui s’en ira loin de toi si tu ne le rattrape pas. Celle qui s’en ira si tu ne la reprends pas, si tu ne la sauves pas. Foutaise, tu t’es tournée, mais tu pourras pas partir, t’as pas la force pour ça, tu l’auras probablement jamais. Espèce de faible. Non, tu te caches. Cette toute petite larme. Que tu essuies rapidement, doucement, secrètement. Tu finis par prendre un souffle. Tu vas lui répondre. Non ? Si, c’est bien de lui répondre, il faut que tu lui répondes, faut que tu lui dises ce que tu penses, la vérité. Ou au mois, que tu lui donnes quelques indices de plus pour qu’il arrive à la deviner. Tu te retournes vers lui de nouveau, et ses yeux semblent de transpercer. Foutus yeux marrons. « A ton avis Clarence ? Comment je me sens ? » Ironie, chère et tendre ironie. Amie de toujours, amie des temps tempétueux.
(c) AMIANTE

_________________

hautes lumières

parce que certaines fois, de terribles idées nous prennent:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: elle est belle, ma douleur (clarence)   

Revenir en haut Aller en bas
 
elle est belle, ma douleur (clarence)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» elle est belle la montagne
» elle pèse 330kg et elle est belle
» Bleu énorme suite à prise de sang
» Savon elle est belle ma pastèque.
» Elle est belle la retraite par capitalisation répartitive !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BOMBARDA MAXIMA :: l'académie shafiq :: premier étage :: L'atelier-