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 sauvons les apparences. ∆ (amarillys)

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MessageSujet: sauvons les apparences. ∆ (amarillys)   Sam 25 Juil - 18:22



✵ ✵ ✵


Sixième année. Vladimir entamait sa sixième et dernière année à l’académie Shafiq. Ses émotions se mélangeaient entre fierté et déception. La fierté d’être bientôt diplômé et la déception de devoir bientôt retourner en Russie, au près d’un père qu’il déteste au plus haut point. Six ans qu’il a quitté son pays natal pour se faire une place en Amérique. Il a intégré la faction des Rubis, autrement dit l’élite de l’académie. Il a travaillé dur pour obtenir d’excellents résultats et briller dans ses études. En dépit de sa personnalité, il a même réussi à se faire des amis, qui l’eu cru. C’est en partie pour toutes ces choses qu’il ressentait de la déception. Au fond, il ne voulait pas rentrer chez lui, il voulait rester ici t se construire une nouvelle vie. Malheureusement, il savait pertinemment que son destin n’était pas entre ses mains mais entre celles d’un père qui lui avait infligé les pires souffrances durant la majeure partie de sa vie. Il aurait voulu avoir le courage de se rebeller, de taper du poing sur la table et d’arrêter de subir la tyrannie de son paternel. La vérité c’est qu’il le craignait plus qu’il ne le détestait. Au fond de lui, il savait que son père ne le laisserait pas partir, du moins pas vivant. Même à des milliers de kilomètres, il trouvait encore le moyen de lui imposer sa volonté, comme par exemple le fait d’inviter Amarillys Dwight au bal de rentrée ou peut-être était-ce une soirée mondaine ? Vladimir n’avait pas vraiment prêté une oreille attentive à la conversation téléphonique qu’il avait eu plus tôt dans la journée. Tout ce qu’il avait retenu, et c’était bien le principal, c’est qu’il devait se montrer en compagnie d’une jolie et riche blonde dont la personnalité était aussi agaçante qu’ennuyeuse. Malgré le peu de sympathie qu’il éprouvait à l’égard d’Amarillys, il n’avait d’autre choix que de capituler face à la demande de son géniteur qui relevait plus de l’ordre que de la suggestion.

Vladimir avait repoussé le moment fatidique toute la journée. L’idée de rendre visite à la jeune femme ne l’enchantait guère, quand bien même il ne pourrait pas repousser ce moment indéfiniment. Il poussa un soupir, roula sur le côté de son lit et enfila une paire de baskets en regardant par la fenêtre. La nuit venait de tomber, il y avait de grandes chances pour qu’elle soit dans sa chambre. Par chance – ou pas d’ailleurs – il n’avait pas à se déplacer bien loin étant donné qu’ils étaient dans la même faction, c’était bien là la seule chose qui les liait. Après avoir grimpé quelques escaliers et tourné tantôt à droite, tantôt à gauche, Vladimir se retrouva devant sa porte. Il espérait secrètement qu’elle serait seule dans sa chambre, lui parler était déjà assez pénible, cela le serait encore plus si témoin il y avait. Il toqua trois coups à la porte, attendant patiemment qu’elle vienne lui ouvrir. Quand son visage fit son apparition, Vlad ne la laissa même pas en placer une qu’il pénétra dans la chambre de la jeune Dwight. Certes, c’était très mal élevé de sa part, mais il n’avait pas envie de faire dans la politesse ce soir. « J’espère que tu as une jolie robe de soirée. » Il n’avait même pas pris la peine de la saluer, ni même de lui demander comment elle allait, il s’en fichait un peu pour être honnête. Il prit place sur un lit, peu importe à qui il appartenait. « Mon père m’a demandé de t’inviter à un bal…ou une soirée, je n’ai pas trop bien compris ce que c’était. » Malgré ses années à Shafiq, il n’avait pas perdu une miette de son accent russe.

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La mort n'est que la traversée du monde comme des amis traversent les mers. Ils continuent de vivre chacun dans le coeur de l'autre. Car ils doivent être présents, ceux qui aiment et vivent dans l'omniprésent. ~ fair game
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MessageSujet: Re: sauvons les apparences. ∆ (amarillys)   Mar 28 Juil - 22:18


i saw murder in his eyes, the dark of a thousand crows, cold thriller in disguise, blue shadows stitched to her toes. @angus&juliastone


« J’espère que ce n'est pas sérieux, Emrys. » Elle toisait son frère, surprise, ses pupilles trahissant l'once de dégoût qu'elle éprouvait rien qu'à l'évocation de son nom. Et dire qu'ils avaient le même sang, la même chaire. Qu'ils étaient frère et sœur. Malgré les huit années qui séparaient leur naissance, Amarillys avait toujours supporté son frère plus qu'elle n'avait dû simplement le côtoyer. Rares étaient les bons souvenirs qu'elle gardait de leurs moments passés ensemble, et même pendant leur enfance, alors qu'aucune raison valable n'amenait Emrys à préoccuper sa jeune sœur, il s'était toujours montré détestable. Elle enviait beaucoup les jeunes gens de son âge qui lui témoignaient leur aventures, toutes aussi palpitantes les unes que les autres, avec leur frère. Des rêves envolés depuis bien longtemps, des espoirs anéantis alors qu'elle poussait ses premiers cris, ses premiers pleurs, à cause de ce blondinet qui du haut de ses dix ans, était déjà dominant, autoritaire, arrogant (mais n'en restait pas moins un fin diplomate, un excellent manipulateur). Amarillys soupirait bien trop souvent, pensant à l'échec qu'était sa vie familiale. Une mère impuissante, résolue à accepter l'ambition dévorante et écrasante de son fils tandis qu'elle ne se remettait pas de la mort de son mari, survenue quatre ans plus tôt. Une mère qu'Amarillys aimait profondément, malgré l'enfer qu'elle avait fait subir à Lydia, sa jeune demi-soeur, malgré que d'une certaine manière, elle était à l'origine du monstre qu'était devenu Emrys, à trop le couver, l’idolâtrer, le porter un peu trop haut dans son estime, dans son adolescence. Une jeune sœur née d'une union illégitime, qui ne l'avait jamais beaucoup apprécié, mais qu'elle aimait bien plus comme une soeur qu'elle aimait Emrys comme un frère. Et un poison qui les avait littéralement détruits, déchirés, éloignés. « Ai-je réellement l'air de faire ce genre de blague de très mauvais gout ? » Il la regardait avec mépris, et ces flammes dansantes qui animaient son regard la pétrifiait. D'un geste vif, il lui attrapa le poignet, et la pression brûlait la peau d'Amarillys. La fusillant du regard, il l'obligea à baisser les yeux, et un sourire satisfait naquit au coin de ses lèvres. Elle savait qu'elle avait toujours été sa principale victime pour alimenter son autorité qu'il trouvait virile ; elle, elle n'y voyait rien d'autre qu'une pourriture de plus. « Je... Très bien. J'irais à cette réception. Avec Vladimir. » Il se détacha son emprise et Amarillys lâcha un soupire de soulagement, libérée de toute douleur. Elle avait appris à s'habituer à ces maux physiques et morales qu'il lui imposait. Et pourtant, elle n'arrivait toujours pas à s'en accoutumer.

Elle n'avait que dix minutes pour rentrer à sa chambre, se préparer, s'assurer que son colocataire n'était pas présent et partir avec le jeune Moriakov, qui était censé passer la chercher d'ici quelques instants. Encore en jean et débardeur volant en soie, elle prit cependant le temps de s’asseoir sur son lit, respirer un peu. Son quotidien était éprouvant, trop peut-être. Ses nerfs lâchaient doucement, alors que l'année venait seulement de débuter, qu'elle avait retrouvé sa chambre à peine deux semaines auparavant et que son bronzage marquait toujours sa peau d'une jolie trace de maillot de bain, témoignant ses voyages aux divers coins exotiques du monde. Soudain, une porte ouverte à la volée, le sixième année qui s'engage dans la pièce, prend la parole en sautant l'étape des salutations. « J’espère que tu as une jolie robe de soirée. » Amarillys se redressa, le dos droit, sentant le stress s'infiltrer dans son esprit troublé. En réalité, s'exposer avec Vladimir s'angoissait beaucoup. Si elle n'accrochait pour l'instant pas trop avec ce sang-pur tout droit venu de Russie, elle ne savait cependant pas comment se comporter en sa compagnie, et l'idée de l'accompagner à une soirée mondaine le rendait plus nerveuse que colérique. Et c'était bien connu ; sa douceur et son attention prenaient toujours le dessus sur la haine, la rage. Même pour Vladimir. Même pour Emrys. « Mon père m’a demandé de t’inviter à un bal…ou une soirée, je n’ai pas trop bien compris ce que c’était. » Elle se releva, s'approcha d'un demi-pas et hésita un instant, choisissant avec attention ses mots. « Mon frère m'a prévenu à l'instant. Je... J'en ai pour dix minutes. » Sans attendre une seconde de plus, elle s’engouffra dans la salle d'eau et ferma la porte à clef, soupirant. Elle choisit une robe blanc cassé au léger décolleté, dont le tissu fin glissait sur ses fines jambes et qui lui donnait un air de déesse. Puis, elle prit la décision de laisser ses cheveux naturellement bouclés tomber en cascade dans son dos et, déjà maquillée, apporta simplement une touche de rouge à lèvre violacé, très discret. Toujours discret. Reflétant parfaitement bien sa personnalité. Un dernier regard dans le miroir ; bien qu'elle n'en ait pas réellement conscience, elle était magnifique. De retour dans la chambre, elle sentit le regard de Vladimir la dévisager de haut en bas, elle n'y prêta pas attention et choisit dans son placard à chaussures (très bien rempli, Amarillys ayant toujours été plus ou moins fan de mode, notamment d'un style assez rétro, mêlé à une touche d'élégance qui lui était propre) des talons compensés qui convenaient parfaitement à la saison. « Je crois que je suis prête. » Elle prit une grande respiration (son courage à deux mains, aussi). « Ecoute... Je sais que tu n'as pas envie de te rendre à cette soirée toi non plus. Mais... Je crois qu'on a pas vraiment le choix. »

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I felt like I know him though and I know his heart and I know he wouldn't do anything to hurt me. But I didn't realize that feeling so confident and feeling so great about myself... and then it just be completely shattered by one thing.
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