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 il ne restera que des cendres. (ft. clarence)

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MessageSujet: il ne restera que des cendres. (ft. clarence)   Jeu 23 Juil - 19:32

(c) AMIANTE
THERE'S A STORM YOU'RE STARTING NOW
Elle a sa tête enfouie dans l’oreiller et ses rêves encore flous, encore en action. Le corps douloureux, les cernes vont se creuser sur son visage désastreux. Elle a une sale mine, des os saillants, la pauvrette. La souris affamée. La souris s’affame.
Y’a eu les lumières dansantes et les verres qui valsent entre ses doigts. Y’a eu les sourires échangés. Les regards glacés. Les mains qui traînent sur les corps, les gestes langoureux. La tête haute d’une née-moldue en perdition dans la nuit. Sa nuit. La nuit est sienne. Du bout des doigts, elle a voulu saisir des étoiles. Puis c’est sa bouche qui les a avalées, ces étoiles. Elle s’est remplie d’étoile jusqu’à les vomir sous forme de jolies paillettes. Elle n’a plus faim, ça y’est. Elle a encore les doigts rose parce qu’elle en a remis, du rose, dans ses cheveux, dans sa vie, dans son cœur bleu. Tout ce bleu, ça l’a rendue malade. Tout ce bleu, ça a fait tanguer son cœur. Et les basses font vibrer les murs, font vibrer ses tempes et tout ce qu’elle entend c’est Y-U-K-I. Yuki, Yuki, Yuki. Elle s’attrape les oreilles. Elle se cogne aux personnes autour. Elle tombe dans des bras. On la serre. Elle pleure. Elle hume l’odeur. Il pue l’alcool moldu. T’es qui ? Elle voudrait dire. T’es qui pour connaître mon nom ? Parce qu’il murmure Vi. Il murmure à Vi que tout ira bien. Et pour ça, pour les bras chauds, pour la voix familière, pour les cheveux qui lui couvre le visage et se mêlent aux siens, elle l’embrasse, elle l’embrasse sans s’arrêter. Puis elle court. Attrape-moi. Elle rit. Vi rit-pleure. Et elle court. Et elle fait des vrilles. Et il lui court après, l’inconnu. Et quand son ombre la rattrape, elle glousse, elle piaille. LÂCHE LÂCHE LÂCHE. Puis il l’immobilise. Puis il pose son menton sur le dessus de sa tête de rat. « J’veux plus te lâcher Vi t’es à moi reviens-moi Vi j’t’en supplie. » elle fronce les sourcils. C’est qui ce type ? Elle s’en fiche. Elle est bien. Elle hoquette. « T’es vraiment bizarre toi comme garçon. » et puis elle se hisse sur la pointe des pieds, elle s’accroche à son cou, elle grimpe sur lui et l’embrasse encore. Et encore. Et encore. Puis elle se laisse emporter. Puis elle s’endort dans ses bras.
C’est là qu’elle se réveille. Dans les draps rouges. Contre l’oreiller blanc. Elle se met face au miroir. Entre ses doigts, les bouts de peau qu’elle arrive encore à saisir –ils sont rares, de plus en plus rares. Elle se mord les lèvres. Il s’est passé quoi, déjà, hier soir ? Elle se retourne quand elle entend la voix qu’elle connaît trop. Beaucoup trop. Ça l’attrape à la gorge. C O N N E. « Vi ? tu te sens mieux ? » Clarence. Elle se tient là, face au miroir, nue. Et y’a Clarence qui sort de son rêve, calme et serein. Ou plutôt, c’est l’impression qu’il lui donne. Elle va lui arracher les yeux. Lui faire bouffer ses tripes. Elle le regarde se lever. Pourquoi il a son caleçon, lui ? C’est vrai alors, ce qu’on voit dans les films ? Les garçons, ça remet son caleçon ? Est-ce que ça l’ôte, même ? Elle secoue la tête. Elle lui fonce dessus. Écrase son poing contre son torse. « POURQUOI ? POURQUOI ? T’ES QU’UN CON T’ES VRAIMENT CON POURQUOI TOI POURQUOI MOI POURQUOI. » et Yuki ? Et les cœurs qui explosent ? Il y a réfléchi ? On ne peut pas survivre à une explosion de cœur quand on est fait en verre. Elle a des larmes de rages qui font ravage sur ses joues déjà noircies par le maquillage dégoulinant de la veille. Connard, qu’elle hurle, qu’elle piaille, qu’elle dit en frappant.

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MessageSujet: Re: il ne restera que des cendres. (ft. clarence)   Dim 26 Juil - 11:26


il ne restera
Le sang qui déborde de son cœur noie ses poumons. C’est le verre de trop, l’alcool dilué dans le liquide carmin, c’est lui qui fait tout déborder, qui inonde ses pensées. Dans sa main droite,  le verre vide glisse d’entre ses doigts et vient s’écraser contre le sol froid. Il n’entend rien, il ne fait qu’observer les éclairs chamarrés dans la noire nuit éclairés par des volutes de lumière.
(…)

Quelque chose a changé. Dans son regard. La lumière est éteinte et pourtant, les iris couleur cobalt cherchent encore et toujours à emporter avec eux la lumière d’autres yeux. Elle cherche dans ceux de Clarence. Il sait que c’est Vi. Elle n’a pas l’air en état de comprendre qu’il est Clarence. Et les sons qui l’entourent, la voix qui l’enlace, tout est trop fort et tout cogne contre les parois de son crâne, parois trop fines, elles vont craquer. Les doigts s’accrochent, ils s’agrippent à ses vêtements, à sa peau, à ses cheveux. Il laisse faire. Peut-être qu’elle trouvera le cœur. Elle le prendra entre ses doigts et le fera éclater. Une bonne fois pour toute. Quand elle s’échappe, il la rattrape. Il fait rouler ses yeux sur sa silhouette délicate et dépose son menton sur les cheveux colorés. Il est ridicule. Il ne veut plus lâcher, c’est à son tour de s’accrocher. Désespéré.
Les mèches valsent autour de lui. Elle a scellé la nuit d’un baiser sucré. Il voit rose et jaune, il voit bleu, puis violet. Son cœur explose. Il est comme anesthésié par tout cet alcool ingurgité. Il explose parce qu’il sait que de tout cela, rien ne résultera. Alors il la laisse s’accrocher un peu, pour une fois que ce n’est pas lui, il la laisse goûter, chercher un goût qu’elle ne trouvera pas. Parce que ce n’est pas son cœur qu’elle veut, ses lèvres n’auront jamais le goût escompté.
(…)
Les chevelures s’emmêlent. L’embrassade des mèches qui flottent autour des visages, le baiser de l’amour mort, Clarence ne peut pas refuser la Vi. Il ne peut pas refuser le creux de ses reins, et les vêtements qui tombent sur le sol pour dévoiler le corps décharné, ravagé par la nourriture jamais avalée. Il se mord les lèvres, caresse avec le bout de ses doigts, fait le tour des os saillants et s’attarde chaque parcelle de sa peau opalescente. La colorée glousse et s’agite. L’impatiente va le haïr. Elle le hait déjà, de toute façon. Mais que peut-il faire, lui, l’impuissant, face à ces risettes, ces frisettes roses, ces hanches adorables, ce regard malice, cette silhouette fragile qu’il couvre entièrement de la sienne. Les ombres s’avalent puis les draps emballent les corps essoufflés jusqu’à ce que le matin vienne les arracher de leurs songes.
Il dégage ses mèches et demande bêtement à Vi si ça va mieux qu’hier.
Vi crie. Elle hurle. Elle s’acharne dans le vide. Ses vêtements sont encore sur le sol. La lumière du soleil passe à travers sa peau opaline. Ses poings viennent même frapper le torse de Clarence. Il a mal au cœur, mal au crâne, tout tourne autour de lui. Et c’est un peu bête, un peu ironique parce qu’il arrive à penser à Yuki en ce moment précis. Il s’est passé trop de choses qu’il n’a pas su contrôler. Il avale sa salive. Il regarde le corps frêle s’agiter, nu, dans la chambre trop éclairée.
Qu’il est con Clarence. Qu’il est bête et irréfléchi. Plus encore que la jolie furie qui s’égosille et s’arrache les cheveux du bout des doigts. « Tu … tu d’vrais t’habiller Vi. » il dit en cherchant ses vêtements à lui, l’imbécile en calbut. Et sur un sens, ça l’énerve, lui, de la voir s’emporter alors qu’il était victime de ses états d’âme. Il attrape ses bras qu’elle agite partout autour d’elle. Immobilise le rongeur enragé. « Hé. T’as pas le droit de dire que c’est moi. C’est pas ma faute, t’as aucun droit de t’énerver comme ça. » dit-il en la repoussant en arrière pour l’éloigner de son visage. Clarence veut juste que tout se termine, que tout soit rangé dans un endroit où personne ne peut le trouver. Et puis, elle en à quoi à faire de Yuki ? Elle l’a abandonnée pour un secret partagé trop tard. L’enfant sauvage, Vi. Il laisse s’échapper un rire nerveux. « T’es incroyable. »

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coeur houleux.
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MessageSujet: Re: il ne restera que des cendres. (ft. clarence)   Jeu 30 Juil - 18:04

(c) AMIANTE
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Elle va vraiment finir par creuser un trou dans son torse, avec ses poings, à force de frapper au même endroit. Comique de geste, n’est-ce pas ? Vi est salement en colère. Contre elle-même. Mais elle ne voudra jamais reconnaître quelque chose d’aussi peu probable –Vi qui a tort ? Vi qui s’est trompée ? Vi qui a eu le malheur de choisir la mauvaise cible ? Elle préfère encore s’énerver contre Clarence. Alors elle s’acharne une dernière fois avant qu’on lui choppe les bras. Enflure. Elle le foudroie du regard, le raton décérébré, toutes dents dehors et cheveu fou, elle le regarde et le tue des pupilles. Elle noie ses iris. Elle plonge dans le blanc de ses yeux, pour plus qu’il voit. Et ça l’embête de l’entendre parler. Le bourdonnement qui vient envahir l’espace.
« Je t’emmerde. » qu’elle aboie entre deux mots qu’il prononce. Elle croise ses bras qu’il a lâchés sur sa poitrine nue. Elle n’a ni envie de se rhabiller ni envie de l’écouter vomir ses mots mielleux. Clarence n’a jamais parlé quand il le fallait. Elle lui en veut pour ça. Il ne lui dit jamais les choses quand il le faut. Et c’est à cause de lui si tout va de travers. Clarence, elle l’adorait. Et maintenant, elle le hait. Elle voudrait lui faire mal. « Y’a aucune raison de se marrer. » elle crache en toisant le Rubis. Elle voudrait trouver des mots justes, des mots qui laissent des traces sur son cœur de glace. Elle se rapproche pour lui parler tout près. Parce que Vi adore parler tout près quand les choses sont sérieuses, ça lui donne l’impression d’impressionner, elle se sent moins petite et menue. Elle pousse un cri de rage et s’arrache les cheveux. Un pas en arrière. « T’as pas le droit de dire que c’est de ma faute. Gna gna gna. Con. » Le doigt qui se lève. Un pas en avant. « Et Yuki ? » elle dit en essayant de lui faire comprendre qu’elle sera au courant –d’une façon, d’une autre. Elle s’en fiche. Elle sait que tout se sait. Elle est la première à le savoir. Elle fait de grands pas dans la chambre. Elle prend un grand t-shirt qu’elle enfile pour se sentir moins vulnérable. « J’ai bien envie de t’écraser le visage contre le mur. » elle dit en mimant le geste. Ça la démange, hein. Elle lui sauterait bien sur le dos, parasite, pour lui arracher les cheveux, ses si précieux cheveux. Et des images lui reviennent –les cheveux qui se mélangent et les corps qui s’emboîtent. Elle grince des dents. Elle a des larmes qui montent. Elle se mord l’index. Elle regarde Clarence du coin de l’œil. « T’es un putain d’enculé. BAKA BAKA BAKA. » elle hurle. Elle lui balance un oreiller à la tronche. Elle attrape ses cheveux. Souffle un grand coup. « Elle te suffit pas Yuki ? T’as besoin d’autres paires de seins sous ton édredon ? » elle tire sur les rideaux, fait entrer la lumière du soleil, agresseur. Elle se penche par la fenêtre. Regarde les visages qui passent en bas. Elle s’en fiche et elle s’en veut. Elle s’en veut tellement d’avoir allumé Clarence. Elle ne voulait pas ça. Elle voulait juste des bras chauds pour la nuit –pas ceux du copain de sa Yuki, si possible. Un mec en couple, c’est pas censé coucher avec sa copine ? Absurde. Rien n’est de sa faute. Elle est INNOCENTE. Elle a la tête qui tourne. Gueule de bois, soleil, estomac vide ? Elle ne sait pas trop. Elle ne sait plus rien. Elle ne répond plus de rien. Sur le sol, sa joue vient d’écraser. Elle est tombée et tout est noir. Comme le fond de ses pensées. Le noir qu’elle a broyé vient la noyer.

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